Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ?

Lorsqu’un employeur vous demande « pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ? », il souhaite comprendre votre cheminement de carrière et savoir si vous pourrez intégrer son entreprise sans difficulté. A vous de lui prouver que vous êtes sociable, stable et ambitieux en prenant le temps de répondre à cette question. Plusieurs cas sont possibles :

C’était la fin de votre contrat.

En cas de fin de contrat, vos compétences et votre sérieux ne sont pas remis en cause. Vous n’avez rien à justifier et pouvez passer tranquillement à la suite de l’entretien.

Vous avez démissionné.

Si votre situation familiale vous a amené à déménager et donc démissionner, expliquez-le simplement. Par contre, si vous avez quitté votre emploi car le patron ne vous payait pas ou qu’il vous maltraitait, embellissez la vérité. Il est très mal vu de critiquer son ancien employeur car le recruteur actuel pensera que c’est lui que vous blâmerez dans quelques temps. Vous devez le convaincre que vous avez démissionné d’un commun accord avec votre ex-employeur. Par exemple :
– Vous n’étiez pas suffisamment stimulé et recherchez maintenant de nouveaux défis.
– Vous souhaitez développer vos compétences et votre carrière, ce qui n’était pas possible dans cette entreprise.
– Vous recherchez un poste où vos qualités principales seront mieux utilisées.

Vous avez été licencié.

Si votre poste a été supprimé dû à une restructuration ou des difficultés financières de l’entreprise, expliquez-le simplement. Par contre, si vous avez été congédié pour incompétence, justifiez comment vous en êtes arrivé là. Par exemple :
- Vous êtes entré dans l’entreprise pour effectuer un type de mission et au fur et à mesure d’autres tâches pour lesquelles vous n’êtes pas qualifié vous étaient attribuées. Avec votre patron vous vous êtes rendus compte que votre poste ne vous convenait plus et avez décidé d’y mettre fin.
- Vous avez habituellement de très bonnes relations avec vos collègues mais là vous n’étiez pas sur la même longueur d’onde. Si la raison est délicate, ne vous étalez pas sur la question

En règle générale, il est conseillé de ne jamais critiquer son ancien employeur peu importe les raisons. Dans toutes vos explications, donnez des exemples concrets de missions, qualités et défis en jeu pour paraître le plus clair et cohérent possible. Vous devez convaincre votre interlocuteur que vous ne démissionnerez pas, vous adapterez facilement et qu’il peut donc avoir confiance en vous.


Les 8 erreurs à éviter à un premier entretien

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Lors d’un entretien d’embauche, certaines erreurs sont plutôt commises par des jeunes diplômés. Voici un aperçu des 8 maladresses les plus fréquentes :

Etre prétentieux et arrogant

Peut-être qu’il y a deux mois vous étiez le plus cool de la cité universitaire, mais à un entretien, vous restez un débutant qui doit faire ses preuves. Il est donc important de faire bonne impression à toutes les personnes que vous allez rencontrer car vos futurs employeurs peuvent demander aux assistants et secrétaires ce qu’ils ont pensé de vous. Lire notre article « Comment faire bonne impression à un entretien ? ».

S’habiller comme tous les jours

Votre tenue en dit autant sur votre personnalité que les mots que vous allez prononcer. C’est pourquoi vos vêtements doivent être propres, repassés et adaptés au secteur visé. Ne vous habillez pas comme tous les jours en pensant qu’ils vous prendront comme vous êtes. Les recruteurs ont besoin d’être rassurés par une tenue sérieuse de travail : ni caleçons, ni seins, ni ventre apparents !

Ne pas s’être renseigné sur l’entreprise

Avec Internet, il n’y a pas d’excuse pour ne pas connaître l’entreprise que vous souhaitez intégrer. En plus d’avoir visité le site de l’entreprise, n’hésitez pas à « googleliser » les noms des recruteurs ! Cela vous permettra de savoir à qui vous avez à faire.

Ne pas éteindre son téléphone

Evidemment, il faut éteindre son téléphone avant d’entrer dans l’entreprise. Si par malchance, il venait à sonner pendant l’entretien, ne vous énervez pas. Présentez sincèrement vos excuses et éteignez votre téléphone sans regarder qui appelle. Ensuite, revenez immédiatement au sujet de la conversation, en bon professionnel, comme si rien ne s’était passé.

Ne pas poser les bonnes questions

Si vous ne posez pas de question du tout, c’est que n’êtes pas intéressé par l’entreprise. Du moins, c’est ce que va penser le recruteur. Or, c’est supposé être le lieu où vous passerez la plupart de votre temps pour les années à venir. Vous devez donc poser des questions : lire notre article « les 3 types de questions à poser en entretien ».

Parler du salaire

Il est malvenu de demander quel sera votre salaire lors du premier entretien car vous ne savez pas si vous correspondez au poste. Vous devez attendre que le sujet soit abordé par les recruteurs ou attendre le second entretien.

Spammer les employeurs avec votre CV

Certaines personnes voulant absolument travailler pour une entreprise répondent à toutes les offres de celle-ci, qualifiées ou non pour le poste. Cela leur confère une mauvaise image en interne, et l’entreprise ne considère plus leurs candidatures. Il est donc préférable de cibler chaque poste en adaptant son CV.

Oublier d’enlever des éléments de sa vie privée sur le net

Tout comme vous allez « googleliser » le nom de vos dirigeants, ils le feront avec vous. Il veulent s’assurer de votre professionnalisme ; ce qui signifie ne pas tomber sur des photos de vos soirées entre copains. Lire notre article « comment maîtriser son image sur le web » ?

La transition entre l’école et le monde du travail n’est pas évidente à faire. Si malgré nos conseils votre premier entretien n’est pas un succès, pas de panique : Il faut apprendre de ses erreurs !
Si ce sujet vous intéresse, rendez-vous dans notre rubrique « conseils sur l’entretien ».


Ce qu’il ne faut jamais dire au boulot !

Hammer beatSi vous aimez votre travail et voulez le garder, soignez vos relations !
Voici (entre autres) ce qu’il ne faut jamais dire au travail :

1. « Je m’ennuie »

  • Ce qui est compris : vous n’êtes pas assez motivé pour trouver quelque chose à faire. Vous ne savez pas gérer vos priorités.
  • Conséquences : vos collègues se demanderont pourquoi ils sont occupés pendant que vous vous tournez les pouces. Votre chef se demandera pourquoi il vous a engagé.

2. « Ces chefs ne savent pas ce qu’ils font »

  • Ce qui est compris : je suis en désaccord avec le management et donc ne fais pas de mon mieux. Ces chefs sont débiles.
  • Conséquences : vous allez être viré !

3. « Cet endroit n’est plus aussi amusant qu’avant »

  • Ce qui est compris : je ne veux plus travailler ici.
  • Conséquences : cette plainte va engendrer la négativité autour de vous, surtout chez ceux qui se plaisent dans l’entreprise.

4. « C’est bête de ne pas pouvoir utiliser les réseaux sociaux »

  • Ce qui est compris : je préfère aller sur Facebook que travailler.
  • Conséquences : vos employeurs penseront que les réseaux sociaux sont plus importants pour vous que les objectifs qu’ils vous ont fixé (et ceux pourquoi ils vous paient).

5. « C’est un travail trop facile, tout le monde peut le faire »

  • Ce qui est compris : ce travail est bête.
  • Conséquences : vos collègues occupant les emplois similaires vont vous détester.

6. « Je ne peux pas faire deux choses en même temps ! »

  • Ce qui est compris : vous êtes surchargé.
  • Conséquences : on pensera que vous n’êtes pas à la hauteur des exigences de votre travail.

En laissant échapper ces phrases dans l’entreprise, vous laisserez croire que vous n’aimez pas votre travail et êtes incapable de le faire. Cela ne plaira ni à vos supérieurs, ni à vos collègues. Vous êtes libre de penser ce que vous voulez… mais n’oubliez pas que le silence est d’or !

Invitation au salon de l’emploi commercial à Paris

invit
Nous sommes heureux de vous inviter au
60e Carrefour des Carrières commerciales
mardi 04 mai de 10h à 18h à Paris.
[Espace Champerret - Hall C - 75017 Paris]

Pour télécharger votre invitation en PDF à imprimer, cliquez ici.

Pour tout savoir sur les modes d’accès, les entreprises présentes et les différents postes proposés, cliquez ici.

Mettez toutes les chances de votre côté en lisant notre article « Se préparer au salon de l’emploi ».

L’intérim : tremplin vers l’emploi

Malgré la crise, l’intérim reste un tremplin à l’emploi, selon l’étude « Trajectoire et devenir de 5 000 intérimaires mars 2009 – décembre 2010″ réalisée par les instituts BVA, Geste pour le Prisme et l’observatoire des métiers et de l’emploi (OME).
Sur les 5 000 participants à l’étude qui arrivaient dans l’intérim début 2009, 17% étaient en CDI ou CDD en octobre 2009. Ce taux est comparable à celui de 2003, où une étude indiquait un taux d’insertion des salariés intérimaires à 6 mois de 21%. L’intérim reste par ailleurs une voie d’accès privilégiée au CDI ou au CDD, puisque « 35% des répondants en CDI et 24% pour les individus en CDD déclarent avoir trouvé leur emploi actuel à la suite d’une mission d’intérim ».

Invitation aux salons de l’emploi de Lyon

invit
Nous sommes heureux de vous inviter aux :
Carrefour des Carrières commerciales + Job Salon Distribution
mercredi 7 avril de 10h à 17h à Lyon.
[Cité Internationale - Centre de Congrès de Lyon
50, quai Charles de Gaulle 69006 Lyon]

Pour télécharger votre invitation en PDF à imprimer, cliquez ici.

Pour tout savoir sur les modes d’accès, les entreprises présentes et les différents postes proposés, cliquez ici.

Mettez toutes les chances de votre côté en lisant notre article « Se préparer au salon de l’emploi« .

Se préparer au salon de recrutement

salonEmploi

Les salons de recrutement sont l’occasion de rencontrer le même jour plusieurs employeurs. Pour faire la différence parmi des centaines de candidats, mieux vaut être bien préparé !




Avant le salon

    Renseignez-vous sur les entreprises présentes et les profils recherchés. Notez bien votre itinéraire pour limiter les imprévus le jour J.
    Mettez à jour votre CV en le faisant correspondre au mieux avec les attentes des recruteurs. Imprimez le au moins autant de fois que le nombre de recruteurs qui vous intéressent. Protégez vos exemplaires dans une pochette pour que chacun soit impeccable.
    Répétez votre discours pour le rendre le plus clair possible. Les recruteurs aiment les candidats qui savent pourquoi ils sont là et quel type de métier ils recherchent.
    Préparez une tenue vestimentaire soignée. Proscrivez pour une journée le “jean-basket” : rien ne doit être laissé au hasard !

Le jour J

    Ne vous laissez pas décontenancer ni par le monde, la chaleur, le bruit ou le manque d’information. Sur place, affichez une attitude claire, volontariste, dynamique ! Ne vous éparpillez pas au hasard des allées en ayant l’air perdu. Muni du plan du salon, vous savez où se trouvent les recruteurs qui vous intéressent.
    Valorisez votre candidature dès les premières minutes. Ne vous faîtes pas piéger par le côté informel du salon car les rencontres, même très brèves, sont des pré-entretiens d’embauche décisifs.
    Posez des questions aux recruteurs : “quels profils cherchez-vous ? ”, “Combien de postes sont à pourvoir ? ”. Montrer votre intérêt pour l’entreprise leur donnera envie d’approfondir vos compétences lors d’un entretien plus approfondi.
    Prenez les coordonnées des personnes que vous rencontrez et cherchez à savoir quand vous pourrez les recontacter.

Suivi de vos démarches

    Après 4-5 jours, reprenez contact par téléphone ou par mail avec les recruteurs. Cette étape est nécessaire pour les recruteurs qui ne sélectionnent que les candidats les plus motivés et organisés.

Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître les salons de l’emploi de votre région ou sur l’article de notre blog sur les salons de l’emploi 2010.

Invitation aux salons de l’emploi

visuInvitNous sommes heureux de vous inviter aux Jobs Salons DISTRIBUTION et BANQUE-FINANCES-ASSURANCE le mardi 23 mars de 10h à 18h. Situés à Paris, ces salons de l’emploi vous permettent la rencontre directe avec des recruteurs. Cliquez ici pour en savoir plus sur le salon.

L’alternance : bilan 2009

AZUBI und Ausbildner

Bilan de l’alternance en 2009 :

    281 494 contrats d’apprentissage
    141 302 contrats de professionnalisation
    soit 422 796 nouveaux contrats en alternance.



Ces chiffres ne sont pas si mauvais, compte tenu du nombre d’entreprises qui n’ont pas pu faire face à la crise. Le gouvernement reste optimiste et prévoit « un jeune sur cinq en alternance à l’horizon 2015″. Pourtant, le nombre de contrats en alternance a baissé de 4,7% et celui des contrats de professionnalisation de 18% par rapport à 2008.

L’apprentissage est un bon moyen pour apprendre un métier en étant directement dans le monde de l’entreprise. Si ce mode de formation vous intéresse, trouvez la vôtre sur le site de l’apprenti.

Comment profiter du web 2.0
pour trouver un emploi ?

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Le web 2.0 est l’internet participatif que nous connaissons aujourd’hui. Les contenus sont générés par les utilisateurs sur Msn, Linkedin, Myspace, Facebook, Over-blog… Au point qu’il n’est plus envisageable de chercher un emploi sans ces outils. Mais comment sortir du lot et les utiliser au mieux de leurs capacités ?

Comment être présent sur le web?

L’incontournable : les cvthèques. Ces lieux prévus pour l’hébergement de CV sont consultables par les sociétés. Ce sont alors des robots qui vont sélectionner en fonction de mots clés les cv correspondants à la demande des recruteurs. A vous donc de vérifier que tous ces hameçons sont bien en nombre suffisant dans votre CV. Mais il existe aussi des outils qui vous permettent de créer un mini site dédié à votre profil. C’est le cas du CV-web sur monCV.com. Plus ergonomique que le simple copier-coller de votre CV papier, il a aussi le mérite de favoriser votre propre référencement. Il vous reste alors à multiplier les liens avec les plateformes Linkedin et Viadeo par exemple, et vous serez sur la bonne voie !
Sur Internet de nouvelles annonces paraissent en permanence et ce flux continu d’information est difficile à canaliser. Alors pour ne pas louper une offre intéressante, il existe sur certains sites d’emploi des alertes mails ou sms.

Comment maîtriser son image sur le web ?

La première impression d’un recruteur sur un candidat influe de manière décisive sur l’obtention d’un poste. Attention donc à ce qu’il ne tombe pas sur des infos trop privées qui pourraient nuire à votre sérieux pour un poste ! Penser à privatiser votre profil Facebook ou à créer des « listes d’amis », est un bon début. L’avantage de ce réseau social concerne les pages fans et applications qui aident à construire un réseau de contact. C’est le rôle de Linkedin ou Viadeo qui assurent pour cela à leur membre un profil professionnel tourné vers leurs compétences . Une image sérieuse séduira un employeur tant par les expériences mises en valeur que par la réactivité du candidat à utiliser à profit des outils numériques. La participation active à des groupes est un plus, qui vous permettra de mettre en valeur vos savoir-faire. Un CV web à jour permettra également d’acquérir un bon profil sur le net. Ainsi, si le choix devait s’effectuer entre deux candidats, celui qui saura maîtriser son image sur le web aura un atout de plus de son côté.

Être visible et actif sur le net est donc un véritable atout. Emparez vous de ce que le web vous propose, sans oublier de mettre entre parenthèse, au moins le temps de votre recherche, votre blog sur les soirées entre copains !

Forum emploi/handicap le 18 mars

pass-pour-l-emploiDes recruteurs seront présents jeudi 18 mars sur le parvis de la Défense lors du PASS POUR L’EMPLOI – Rencontres entreprises et handicap. L’objectif de ce forum de recrutement est d’accompagner les personnes en situation de handicap dans leur recherche d’emploi. 100% accessible, des guides édités en braille, des conférences traduites pour les sourds et malentendants et des fauteuils roulants seront mis à la disposition du public. Pensez bien à vous munir de votre CV lors de votre rencontre avec les recruteurs. Les entreprises présentes et les informations pratiques sont sur le site de PASS POUR L’EMPLOI.

Jobs d’été : c’est le moment de postuler

les pommes 4Le job d’été est la solution pour financer ses études, ses vacances, son permis de conduire ! Dans le cas d’un premier boulot, n’hésitez pas à mettre dans votre CV les stages que vous auriez faits et les loisirs qui vous caractérisent. Certains sites sont spécialisés dans les offres d’emplois saisonniers mais vous en trouverez également sur Pôle emploi ou le CRIJ de votre région. N’hésitez pas à vous lancer dans la candidature spontanée en hôtellerie-restauration dans les régions touristiques ou pour la cueillette de fruits et légumes dans le sud de la France. La grande distribution ou l’animation auront aussi quelques postes à offrir, alors à vos CV !

Découvrez l’application monCV sur Facebook

MonCV on Facebook

Cette application monCV permet de diffuser votre CV sur votre profil Facebook. En recherche d’emploi, lier sa vie personnelle et professionnelle permet de multiplier les chances de rencontrer son futur employeur. Diffuser son CV sur Facebook, c’est profiter du plus important réseau social pour mettre en valeur ses compétences. L’onglet dédié à votre CV se trouve en évidence, directement sur votre profil. Pour utiliser l’application, il vous suffit d’entrer les identifiants de votre compte monCV : votre Cv se chargera automatiquement.

Clubs de chercheurs d’emploi : quand l’union fait la force

club chercheurs demploiPour lutter contre la solitude de la recherche d’emploi, des clubs de chercheurs d’emploi ont vu le jour un peu partout en France. Des demandeurs d’emploi s’unissent en petits groupes pour partager leurs expériences, rompant ainsi avec l’isolement du quotidien et favorisant leur intégration dans le monde du travail.

A l’intérieur de ces clubs publics ou privés, quotidiens ou hebdomadaires et le plus souvent gratuits, les membres s’entraînent à prendre la parole en public. Ils formulent clairement leur candidature, se présentent et mettent en avant leurs compétences dans les conditions d’un entretien d’embauche. La confrontation des différentes approches des membres permet à chacun de prendre du recul par rapport à sa propre méthode.

Sortir de chez soi pour se consacrer à sa recherche d’emploi permet de retrouver un vrai rythme de travail. Cela rend possible l’activation d’un réseau de contacts professionnels (notamment dans les clubs spécialisés par métiers) en multipliant ainsi les chances de rencontrer son futur employeur.

Ces clubs sont encadrés par des professionnels de l’emploi (psychologues, professionnels des ressources humaines) qui font progresser les demandeurs d’emploi dans leur recherche. Leurs conseils et soutien redonnent courage et espoir. Or, un candidat motivé et qui a confiance en lui sera d’autant plus convaincant auprès d’un employeur.

Recruteurs : quelles sont leurs attentes ?

Posez toutes vos questions à des experts du recrutement

vendredi 29 janvier 2010 à 14h30
sur le chat forum de FRANCE 5 EMPLOI

(cliquer ici pour accéder au forum)

forumEmploiQuelles sont les attentes des recruteurs ? Où trouvent-ils les bons profils ?
Comment sont traitées les candidatures ?

Pour répondre à vos questions en direct, ces spécialistes du recrutement seront présents sur le forum :
- Henri Floret, consultant Associé dans un cabinet de conseillers de direction, spécialisé dans le recrutement de cadres dirigeants pour ORES SEARCH,
- Alain Loosveldt, consultant RH et directeur de la société ACV Consulting, conseil et accompagnement de cadres et assimilés,
- Jérôme Burgaud, co-gérant / co-créateur et Directeur de l’entreprise CEREALOG.

Comment optimiser son CV après une reconversion professionnelle ?

La reconversion est une période charnière dans tout parcours professionnel. Mais le candidat qui cherche un nouvel emploi après un tel virage ne doit pas se sentir désarmé au moment de refaire son CV : l’objectif est de justifier le changement sans renier son métier d’origine.

Dans le titre du CV

Plutôt que de laisser le recruteur partir à la chasse aux indices, mieux vaut être clair dès le début. Cela lui permettra ainsi de prendre connaissance du contenu du CV en l’analysant à la lumière de cette reconversion professionnelle. Vous pouvez indiquer dans le titre du CV votre nouveau métier, et l’accompagner par une courte description précisant que vous avez opéré une reconversion professionnelle. Le terme « reconversion » a d’ailleurs des synonymes et peut être exprimé de façon différente : repositionnement métier, nouveau projet professionnel… A vous de choisir le terme qui colle le mieux à votre parcours personnel et à la façon dont vous vivez cette reconversion.

Dans la rubrique « Formation »

Si votre reconversion professionnelle a fait l’objet d’une formation complémentaire, vous devez la décrire du mieux possible dans cette rubrique. Même s’il s’agit d’une formation acquise dans le cadre d’un poste précédent (formation continue, Executive MBA, utilisation du DIF…) vous avez intérêt à la présenter ici. Vous montrez ainsi au recruteur que cette reconversion est mûrement réfléchie, et que vous vous êtes donné les moyens de la réaliser. Ne soyez pas avare de détails : décrivez le contexte, expliquez le contenu et précisez les acquis. La reconversion ne doit pas être un objectif vague et lointain : elle doit s’appuyer sur des preuves concrètes de changement que vous devez mettre en valeur dans le CV.

Dans la présentation de vos compétences

Lorsqu’il cherche à présenter une reconversion professionnelle dans un CV, le candidat tente souvent de faire table rase de son passé professionnel, en minimisant son importance. C’est une erreur : il faut au contraire valoriser et justifier la reconversion en montrant que certaines compétences acquises précédemment serviront dans ce nouveau projet professionnel. Créez pour cela une rubrique dédiée dans votre CV, pour faire la synthèse des compétences que vous possédez. Présentez d’abord celles que vous pourrez mettre en pratique dans votre futur poste. Classez-les par thématiques (Management, Gestion de projet, Compétences opérationnelles, Développement commercial…) et justifiez-les par une courte description ou quelques chiffres clé (nombre de personnes encadrées, croissance d’un chiffre d’affaires, etc.)

Dans l’ordre des rubriques

En France, le CV présente traditionnellement ses rubriques dans l’ordre suivant : Formation, Expériences Professionnelles, Compétences. L’objectif du CV étant toujours de mettre en valeur le profil du candidat, une reconversion professionnelle demande parfois un réajustement du contenu :

  • Commencez toujours par la rubrique de Titre (en-dessous de l’état civil).
  • Si vous avez suivi une formation ou obtenu un diplôme pour préparer la reconversion, présentez ensuite la rubrique « Formation » puis la rubrique « Compétences ».
  • Sinon, faites directement suivre la rubrique de Titre par la rubrique « Compétences », et choisissez ensuite l’ordre « Expériences Pro » / « Formation » en fonction de ce qui vous met le mieux en valeur dans le CV.

Mettre en valeur son profil professionnel dans un CV

On a souvent tendance à penser que le projet professionnel s’exprime seulement dans la rubrique du même nom. C’est une erreur, car le recruteur qui découvre un CV cherche tout au long de sa lecture des indices et des informations pour valider ce projet, ce choix de carrière. Petite revue des éléments à ne pas négliger.

Dans le titre du CV

La rubrique de titre du CV est généralement située après l’état civil et avant la première rubrique du document. C’est justement son rôle que de permettre au candidat de présenter clairement une idée, un objectif, un projet professionnel. Le CV ne doit pas être un « jeu de piste » pour le recruteur : découvrir le projet professionnel dès le début facilitera ensuite sa lecture et la formation de son jugement. Utilisez un titre ou une formule-clé plutôt qu’une phrase : c’est moins long et c’est plus direct. « Expert-comptable spécialiste des normes IFRS » ou « Assistante de direction bilingue » : ce type d’accroche peut être accompagné d’un sous-titre pour indiquer une ou deux informations qui vous semblent incontournables dans votre CV (une compétence particulière, la connaissance d’un secteur d’activité, le type de contrat ou le régime de travail recherché…).

Dans la rubrique « Formation »

Si le projet professionnel peut prendre forme au cours d’une carrière, il naît souvent pendant la formation et permet l’orientation de l’étudiant vers les études adéquates. Vous devez essayer de faire ressortir de votre formation les éléments directement en rapport avec ce choix professionnel. Un apprenti en carrosserie mettra en valeur sa période d’alternance et ce qu’il y a appris du monde de la réparation automobile. Un étudiant en école de commerce mentionnera un cursus spécialisé ou une chaire d’enseignement en lien avec le poste qu’il recherche.
Profitez de la description d’une formation pour la présenter sous son « bon profil », de façon à créer une cohérence avec le projet professionnel que vous revendiquez. Si vous avez opéré une ré-orientation, peut-être avez-vous repris des études ou profité de votre DIF (Droit Individuel à la Formation) et c’est ici que vous devez la présenter.

Dans la rubrique « Expériences professionnelles »

C’est bien sûr dans cette rubrique que votre projet professionnel doit particulièrement s’exprimer aux yeux du recruteur. Peaufinez la description de vos expériences pour montrer d’une part que votre parcours a conforté votre choix de carrière, d’autre part que ce projet professionnel se concrétise dans les compétences et les qualités que vous avez acquises en entreprise.
Si vous avez débuté avec un régime d’intérimaire, que vous avez ensuite décroché un CDD puis un CDI, c’est le signe que votre travail a été reconnu par votre employeur. Regroupez la description de vos missions de façon thématique pour faire ressortir des mots-clé associés à votre projet professionnel : gestion de la clientèle, audit des processus, optimisation du chiffre d’affaires, gestion de projet…
Si vous êtes jeune diplômé, mettez en avant vos stages et/ou apprentissage pour expliquer à partir de quoi vous avez construit ce projet professionnel naissant.

Dans la présentation de vos compétences

Si vous utilisez des rubriques spécifiques pour parler de vos compétences, c’est aussi à cet endroit que votre projet professionnel peut s’exprimer. Un informaticien prendra soin d’expliquer dans la rubrique « Compétences informatiques » à quelles occasions il utilise tel logiciel ou tel langage de programmation. Un responsable « import-export » justifiera son niveau d’anglais en prenant appui sur des situations concrètes en entreprise (relations avec une filiale à l’étranger, négociations avec les transporteurs internationaux…). Vous devez prouver à quel point votre profil professionnel et votre projet professionnel sont cohérents l’un avec l’autre.

Comment adapter son CV à une candidature ?

On aurait tendance à penser qu’un bon CV doit pouvoir convenir à n’importe quelle candidature, du moment que le profil et le poste correspondent. Erreur ! Il y a plusieurs façons de présenter son CV pour l’adapter à une offre, un profil ou une entreprise. L’objectif est de faire ressortir du CV les éléments essentiels de l’offre à laquelle on répond.

Tirez parti de l’annonce

Lisez attentivement le texte de l’annonce pour laquelle vous postulez : vous y trouverez tous les points-clé que vous devez mettre en avant dans votre CV pour prouver au recruteur que vous avez bien le profil requis. Si l’on vous demande la connaissance d’un secteur particulier ou une compétence technique précise, demandez-vous où et comment les présenter dans le CV : dans la partie formation ? Dans les expériences professionnelles ? Faut-il ajouter une rubrique “Compétences” ? Ces informations n’auront peut-être pas besoin d’apparaître dans la version générique de votre CV, mais elles seront indispensables pour LA candidature que vous préparez.

Adaptez votre formation

La rubrique “Formation” d’un CV se résume trop souvent à une liste d’établissements ou de diplômes. Profitez-en pour illustrer votre cursus avec des informations en rapport avec l’annonce pour laquelle vous postulez. Parlez de votre mémoire sur le phénomène web 2.0, d’un cycle de conférences suivi sur le développement de la force de vente ou d’une spécialisation en droit des contrats. Il faut parfois faire le tri dans un CV pour rester synthétique : choisissez intelligemment les informations que vous présenterez au recruteur.

Présentez le bon côté de vos expériences professionnelles

Ce n’est pas évident de résumer plusieurs années de responsabilités en quelques lignes sur un CV. Là encore, privilégiez les informations susceptibles d’intéresser le recruteur. Si vous postulez pour un poste de management, n’oubliez pas de préciser pour chaque expérience le nombre de personnes que vous avez encadré. Si les missions que l’on pourrait vous confier ne demandent aucune maîtrise d’une langue étrangère, ne vous attardez pas sur cet aspect de votre parcours professionnel. L’objectif n’est pas de cacher certaines informations, mais de ne pas leur donner trop de place dans le CV si ce n’est pas un élément-clé de votre candidature.

Choisissez judicieusement vos centres d’intérêts

Cette rubrique a tendance à être sous-estimée dans un CV, mais peut avoir un intérêt stratégique pour certaines candidatures. Vous pouvez, par exemple, justifier un intérêt culturel ou une pratique particulière : quoi de plus normal pour travailler dans un musée que de s’intéresser à l’art ? Quoi de plus intéressant pour un équipementier sportif que de recruter un ancien sportif de haut niveau ? Les plus petits détails peuvent parfois peser lourd dans la décision finale. Rien ne doit être superflu ou négligé dans votre CV : il doit être entièrement dédié à votre candidature.

Comment justifier un trou dans son parcours professionnel ?

Le recruteur qui consulte un CV va d’abord chercher à reconstruire le parcours du candidat, depuis sa première formation jusqu’à sa dernière expérience professionnelle. Comment faire en sorte qu’un trou dans la chronologie ne saute pas aux yeux du lecteur et ne desserve pas la candidature ?

Ne cherchez pas à masquer un trou dans la chronologie

“L’absence a des torts que rien ne défend.” Si un recruteur constate un trou dans la chronologie d’un CV, son attention va irrémédiablement se porter dessus. Il va naturellement tenter de comprendre ce qui se cache derrière cette absence d’information. Et comme l’on n’a pas intérêt à dissimuler ce qui met en valeur une candidature, le recruteur risque de transformer cette attention en méfiance, voire en rejet.

Le premier conseil à retenir est donc de toujours prendre les devants en annonçant “l’incident de parcours”. D’autant plus que cette information finira fatalement par se savoir ; si vous avez avancé dans le processus de sélection, la découverte peut être encore plus dommageable pour vous.

Arrondissez les dates

L’objectif du CV n’est pas de présenter mois après mois votre activité scolaire ou professionnelle : c’est de donner une vision générale, de faire la synthèse d’un parcours. Si le trou est une période de chômage ou d’inactivité, celui-ci peut passer inaperçu dans la mesure où il a duré moins d’une année.

L’objectif n’est pas de masquer l’information, mais l’on peut considérer qu’un trou de cette taille n’est pas significatif pour le recruteur. Cela veut également dire que vous avez fait le nécessaire pour retrouver rapidement un emploi. Vous pourrez alors indiquer dans votre CV des intervalles de dates qui ne mentionnent que des années (exemple : 1995-1999 puis 2000-2006).

Qu’avez-vous fait pendant ce temps ?

Si vous avez passé deux ans à boire de la bière et à regarder la TV, il va être très compliqué de justifier cette interruption professionnelle… Mais en cherchant bien, vous devriez trouver une façon de transformer cette période d’inactivité en un moment bénéfique pour votre carrière : remise en question professionnelle, ré-orientation, découverte d’un nouveau métier, suivi d’une formation complémentaire, validation des acquis de l’expérience, année sabbatique d’entrepreneur, congé sans solde pour mener un projet personnel… Faites de ce trou de chronologie un nouveau point de départ de votre vie active.

Le cas des parents au foyer est particulier : il suffit d’indiquer simplement que vous avez choisi d’élever un ou plusieurs enfants. Essayez de montrer que vous êtes resté connecté avec l’actualité de votre métier, de votre secteur d’activité, et que cette pause dans votre carrière n’est pas insurmontable.

Dans tous les cas, indiquez ces informations directement dans la rubrique “Expériences professionnelles”, que vous pouvez d’ailleurs renommer en “Parcours professionnel”.

Recherche d’un premier emploi : comment mettre en valeur sa formation ?

Fraîchement diplômé et lâché dans la jungle du travail, le jeune actif à la recherche d’un premier emploi dispose souvent d’un CV bien maigre. Il existe pourtant quelques astuces pour tirer profit de sa formation et rendre le Curriculum Vitae plus alléchant pour le recruteur.

Mettez en valeur le lieu de formation

Lorsqu’on présente une formation dans un CV, il y a principalement deux façons de le faire : indiquer d’abord le diplôme obtenu (et préciser ensuite le lieu de formation) ou faire l’inverse. Vous avez un arbitrage à faire en fonction de votre formation : si votre diplôme est générique, ce sera plutôt l’établissement dans lequel vous l’avez obtenu qui pourra faire la différence. Dans ce cas, mettez le nom de l’établissement en gras, puis précisez le diplôme ensuite (ex : Greta Grenoble – BTS Electricité). Si le lieu de formation est habituellement désigné par un acronyme, écrivez d’abord le nom entier puis précisez le sigle utilisé ensuite (ex : Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)). Les intitulés des écoles sont souvent très « impressionnants », profitez-en !

Mettez en valeur le cursus de formation

Certaines formations nécessitent de suivre un cursus qui vous fait passer d’un établissement à un autre, d’un centre de formation à une alternance en entreprise. Afin de montrer la cohérence de votre parcours, n’hésitez pas à détailler ce cursus au lieu de vous contenter de la dernière partie de votre formation. Si vous entrez dans une école en ayant fait une classe préparatoire, celle-ci mérite d’apparaître dans votre CV. Lorsque vous aurez acquis plus d’expérience professionnelle, cette information sera peut-être superflue, mais pour l’instant ne soyez pas avare de détails.

Détaillez le déroulement de la formation

La rubrique « Formation » doit se distinguer de la rubrique « Expérience professionnelle ». Si vous avez réalisé des stages ou des apprentissages en entreprise, c’est cette seconde rubrique qui doit les accueillir et pas la première. Par contre, essayez de mettre en valeur les éléments de votre formation qui sont en rapport direct avec l’emploi pour lequel vous postulez. Si vous cherchez du travail dans la communication et que vous avez rédigé un mémoire sur « Les nouveaux médias 2.0″, c’est l’occasion de le dire ! Si vous avez suivi une Chaire d’enseignement ou un cursus thématique au sein de votre établissement (finance, gestion de la force de vente…), vous pouvez également le préciser en expliquant rapidement de quoi il s’agit.

N’oubliez pas enfin que chaque formation peut s’accompagner d’une description, à l’instar des expériences professionnelles. C’est souvent l’occasion de préciser et de justifier son parcours de formation, d’en dire un peu plus au recruteur sur ce que vous avez appris. L’objectif est de lui montrer que vous possédez un bagage théorique suffisant et pertinent, en rapport avec vote candidature.

Comment fonctionne une CVthèque ?

Lorsqu’on décide de faire sa recherche emploi sur Internet, impossible de passer à côté des nombreuses « Banques de CV » ou « CVthèques » proposées par les sites de recrutement. Comment tirer parti de cet outil sans y passer des heures ? Comment choisir sa CVthèque ?

Quels sont les sites qui proposent une CVthèque ?

Les sites sur lesquels vous pouvez consulter des offres d’emploi (appelés généralement “Sites emploi”) offrent très souvent la possibilité de déposer votre CV dans leur CVthèque. Attention, il ne s’agit pas d’un service de création de CV, vous permettant de le rédiger puis de le récupérer : vous devrez simplement enregistrer un CV déjà réalisé dans la banque de CV du site. Il pourra ensuite être consulté par les recruteurs.

Les entreprises elles-mêmes gèrent de grandes CVthèques, appelés aussi « viviers de candidatures ». En plus de pouvoir postuler à une offre de l’entreprise en joignant votre CV à votre candidature, vous pouvez également déposer votre CV dans une CVthèque, en espérant que votre profil correspondra un jour aux besoins de l’entreprise.

Il existe enfin des sites spécialisés uniquement dédiés à la gestion d’une CVthèque. Peu développés en France, ils sont plus nombreux dans les pays anglo-saxons.

Comment choisir une CVthèque ?

Choisissez d’abord en fonction de votre profil : inutile de déposer votre CV dans une CVthèque spécialisée en informatique si vous cherchez un poste dans le bâtiment. N’oubliez pas que si le dépôt de CV est gratuit pour vous, la consultation de la CVthèque est (presque) toujours payante pour les recruteurs. Peu de chance, dans ce cas, qu’ils effectuent des recherches larges et peu précises qui feraient ressortir votre CV. Privilégiez donc les CVthèques des sites généralistes ou dont la spécialisation vous correspond.

Faut-il limiter le nombre de dépôts de son CV ? Votre objectif est de trouver rapidement un emploi, mettez donc toutes les chances de votre côté et multipliez les inscriptions intelligentes dans les CVthèques disponibles. Certains sites comme monCV.com proposent des services de diffusion automatique de CV vous permettant de l’envoyer sur plusieurs sites en même temps.

Comment s’inscrire dans une CVthèque ?

Pour déposer votre CV, l’inscription s’impose. En plus des informations de base (identité, adresse mail, mot de passe…), il vous sera demandé de saisir dans un formulaire des renseignements liés à votre parcours (formation + expérience professionnelle) et à vos compétences.

Cela peut vous paraître étrange d’avoir à donner des informations qui sont déjà dans votre CV. La raison est simple : les recruteurs consultent les CVthèques à l’aide de moteurs de recherche qui permettent de trier les CV. Mais ces moteurs de recherche ne sont pas capables d’analyser correctement le contenu d’un fichier. La recherche se fait donc sur la base des informations saisies par l’internaute au moment de son inscription. Le recruteur pourra ensuite télécharger le CV original si le candidat l’intéresse. Les services de diffusion automatique de CV permettent donc de gagner beaucoup de temps, les renseignements n’étant saisis qu’une seule fois pour tous les sites.

Attention au format de votre CV : si la majorité des CVthèques accepte les CV Word, ce n’est pas toujours le cas pour le format PDF ou RTF. Cette restriction est toujours précisée au moment où vous allez déposer le CV. Si vous souhaitez vérifier à quoi ressemblera votre CV quand il sera récupéré par les outils de recrutement utilisés en entreprise, le site JobEtic.net vous propose de tester gratuitement l’analyse de votre CV.

MonCV.com lance une plateforme de multi-diffusion de CV

publiCV

Lors de leur recherche d’emploi, les candidats perdent un temps précieux à remplir les mêmes formulaires sur plusieurs sites. MonCV.com leur simplifie la tâche en lançant PubliCV, un système unique de publication automatique de CV. 5 minutes suffisent désormais pour promouvoir leur candidature sur les plus grands portails français, parmi lesquels figurent notamment Cadremploi.fr et LesJeudis.com.

Un gain de temps conséquent

Grâce à PubliCV, le candidat est libéré de toutes les formalités administratives et peut se concentrer pleinement sur sa recherche d’emploi : 5 minutes suffisent pour envoyer son CV sur les plus grands sites emploi français. Pour Guillaume Limare, cofondateur de monCV.com, le gain de temps est considérable : « Au lieu de passer plusieurs heures à remplir des formulaires identiques sur différents sites, le candidat peut désormais utiliser ce temps pour peaufiner sa candidature, optimiser ses critères de recherche et préparer ses futurs entretiens d’embauche. Sa recherche d’emploi est ainsi plus efficace. »

Une gestion centralisée du CV

Finis les CV inactifs pendant des mois et les comptes créés plusieurs fois sur le même service : grâce à PubliCV, les internautes peuvent gérer en un seul endroit leur CV et sa destination. Si le candidat modifie son CV sur monCV.com, il lui suffira de renseigner ses identifiants pour mettre à jour simultanément son CV sur tous les portails sélectionnés. Le système étant entièrement en temps réel, l’utilisateur est tout de suite informé du succès de sa mise à jour.

Des partenariats avec les plus grands sites emploi

Cadremploi.fr, LesJeudis.com, Embauche.com, Sourcea.fr et Erecrut.com sont parmi les premiers partenaires du service de diffusion automatique de CV. Keljob.com et Cmonjob.fr seront également bientôt disponibles, et d’autres sites viendront s’ajouter à un rythme régulier.
Sophie Ak, responsable marketing de Cadremploi.fr, insiste sur les avantages du système PubliCV : « Il nous semble essentiel de proposer aux internautes les services les plus pertinents pour faciliter leurs démarches de recherche d’emploi. En étant partenaire de ce système, nous simplifions le dépôt de CV sans le faire au détriment du CV lui-même. Et nous offrons aux recruteurs des CV qualifiés, pertinents et à jour. »

» Découvrez une présentation vidéo de publiCV !

Présenter sa candidature de façon originale

candidatures originalesAlors que certains découvrent à peine le CV Web ou le CV Vidéo, d’autres en sont déjà loin et ont trouvé des moyens bien plus originaux pour promouvoir leur candidature. En voici quelques illustrations :

Le CV à consulter sur les pare-brise des voitures

Patrick Ehlinger a lancé une variante du porte-à-porte afin de toucher directement les recruteurs au lieu d’utiliser les canaux traditionnels. Original mais pas forcément efficace, la démarche ne semble pas encore porter ses fruits.
» Source : 20minutes.fr

Emma candidate

Emma, 22 ans, est à la recherche d’un poste en chargée de communication. Devant le peu de moyens mis à sa disposition à l’ANPE, elle décide de monter sa propre opération de communication pour promouvoir sa candidature. Elle décide de surfer sur l’actualité des élections municipales de 2008, et fait campagne pendant plusieurs semaines. Une initiative originale relayée par de nombreux médias, et couronnée de succès puisqu’elle décroche un CDD en avril dernier.
» Visiter le site d’Emma

Des CV au restaurant

Les recruteurs vont-ils apprécier de travailler pendant leur pause-déjeuner ? Un restaurant de Saint-Ouen a lancé une opération originale en partenariat avec le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi : imprimer des CV sur des sets de table à consulter pendant les repas. Il suffit de laisser ses coordonnées au restaurateur pour entrer en contact avec les candidats. Cette initiative avait déjà été testée l’année dernière et avait permis le recrutement d’une dizaine de personnes.
» Source : Le Parisien

Un CV qui colle à la peau

Pour vous permettre d’afficher clairement votre volonté de trouver un emploi, une société de Seattle vous propose de créer des T-shirts avec votre CV imprimé dessus. Vous pouvez décrire en quelques mots votre expérience pro, votre objectif de recrutement et vos hobbies, ou bien choisir une phrase-choc du style « Quand est-ce que je commence ? ».
» Source : TechnoBlog

Mettre en valeur ses stages

Lorsqu’on termine ses études et que l’on veut se lancer dans la vie active, le CV n’est pas toujours très étoffé : c’est normal, vous débutez ! Même si le recruteur peut comprendre que votre CV ne soit pas celui d’un salarié de 45 ans, vous devez pouvoir tirer votre épingle du jeu, notamment si vous avez fait des stages.

Présentez astucieusement la durée du stage

Un stage, c’est souvent l’occasion de découvrir pour la première fois le monde de l’entreprise. Même si sa durée est limitée, vous y avez sans doute appris beaucoup de choses dont vous pourrez parler dans votre CV. Ne vous sentez pas obligé d’indiquer précisément la durée du stage : vous pouvez arrondir au mois (« janvier – février 2007″, à la place de « 25 janvier – 3 février ») ou à l’année (si votre stage a duré plus de 6 mois). Les dates doivent avant tout servir à positionner une expérience dans la chronologie globale de votre cursus.

Présentez l’entreprise

Si vous n’avez pas fait de stage dans un grande entreprise, il y a de fortes chances pour que le recruteur ne connaisse pas celle dont vous allez parler dans votre CV. Précisez dans ce cas le secteur d’activité, et rajoutez éventuellement quelques informations-clé sur la société (taille sur le marché, Chiffre d’Affaires, récentes acquisitions…). S’il s’agit au contraire d’une multi-nationale, n’hésitez pas à préciser le nom du département ou de la division où vous avez travaillé.

Donnez des détails

Mettez en valeur vos stages en expliquant précisément ce que vous y avez fait. Pas de différence avec la description d’une autre expérience professionnelle : le recruteur doit comprendre comment s’est déroulé le stage, quelles ont été les missions confiées et les résultats obtenus. Mettez en valeur les mots importants dans votre CV avec des effets de style (italique, gras, majuscules).

Synthétisez les acquis du stage

Tout ce qui est présenté dans votre CV doit servir votre candidature. Vous devez donc expliquer clairement les acquis de vos stages, d’un point de vue personnel ou professionnel. Si vous avez effectué beaucoup de stages courts, regroupez ces acquis dans la mesure du possible pour éviter d’être redondant. Cette factorisation vous permettra également de gagner de la place sur votre CV.

Ce que cherchent les recruteurs en lisant un CV

Convaincre que sa candidature mérite d’être retenue doit être le “combat de tout instant” pour un demandeur d’emploi qui rédige son CV. La meilleure façon de faire mouche est d’essayer de se mettre à la place du recruteur : que veut-il valider à la lecture du document ?

Le candidat correspond au profil recherché

Si l’on répond à une offre d’emploi précise, il faut bien étudier le profil recherché : quelles sont les compétences-clé, faut-il parler plusieurs langues, de qui allez-vous dépendre ?… Le recruteur doit faire l’effort d’extraire de votre CV les éléments de correspondance avec le poste à pourvoir. Si vous l’aidez dans sa tâche, c’est déjà un bon point pour vous. Si c’est une candidature spontanée, il faudra examiner attentivement les postes visés et les valeurs de l’entreprise. L’objectif est de montrer au recruteur que l’entreprise va s’enrichir d’un profil comme le vôtre.

Le candidat sait se mettre en valeur

Le CV est une présentation synthétique et factuelle, mais cela n’empêche pas le candidat de valoriser intelligemment son parcours. A vous d’organiser votre CV pour mettre en valeur vos points forts. Si par exemple vous voulez insister sur votre dernier emploi, pourquoi ne pas faire passer la rubrique “Expérience professionnelle” avant la partie “Formation” ?

Le candidat défend son parcours

Quelle que soit la façon dont vous vous êtes formé, vous devez pouvoir défendre votre parcours, en expliquer la cohérence ou justifier les changements de trajectoire. Le recruteur constatera dans un CV une réorientation, une année sabbatique ou un changement d’emploi. Ce sont des éléments importants qui doivent être expliqués et légitimés par le candidat.

Le CV est facile à lire

Lorsqu’un recruteur doit faire le tri dans plusieurs dizaines ou centaines de candidatures, difficile de consacrer beaucoup de temps à chaque CV. Les informations usuelles doivent être au bon endroit (état civil en haut, par exemple), les différentes rubriques du CV doivent être identifiables au premier coup d’oeil (titres plus gros, filets ou encadrés) et le contenu aéré. Attention aux délires créatifs parfois hasardeux : l’objectif est de pouvoir parcourir rapidement le CV, pas de se lancer dans un jeu de piste !

Comment envoyer son CV au recruteur ?

Une fois votre CV terminé, vous n’êtes pas encore au bout de vos efforts : l’objectif est maintenant de le transmettre efficacement aux entreprises qui vous intéressent. Que ce soit pour le déposer sur un site emploi ou l’envoyer directement à un recruteur, quelques règles s’imposent.

Choisissez un format de fichier lisible

La façon dont votre CV apparaîtra au recruteur dépend du format dans lequel vous l’avez enregistré. Si vous enregistrez votre CV en format Word, c’est sous cette forme qu’il pourra être consulté. Mais tout dépend également de la bonne communication entre les versions du programme utilisé : un CV réalisé avec Microsoft Office 2007 ne sera pas forcément présenté de la même façon sur Microsoft Word 2001-2003 ou 1997. Il serait dommage de réduire à néant tous vos efforts de mise en page pour une question de compatibilité. Pour éviter cela, mieux vaut miser sur le format PDF dont le principal objectif est justement de garantir une stabilité du document consulté. La création et la consultation d’un PDF peuvent se faire à l’aide d’outils gratuits et performants. Préférez donc ce format pour l’envoi d’un CV au recruteur, et choisissez-le sur un site Emploi lorsque vous en avez la possibilité.

Choisissez un nom de fichier malin

Si vous ne faites pas de candidature spontanée, vous avez très peu de chance d’être le seul candidat à répondre à une offre d’emploi. Comme vous n’êtes pas seul à postuler, évitez donc d’envoyer un CV appelé “cv.pdf”… Utilisez plutôt votre identité (cv-jean-dupont.pdf) ou la référence de l’offre (#123456-cv-jdupont.pdf). Vous pouvez également utiliser 1 ou 2 mots-clé qui définissent votre candidature (cv-jdupont-marketing-produit.pdf). Evitez également les caractères spéciaux ou les espaces : remplacez-les plutôt par les tirets pour éviter d’éventuels problèmes au moment de l’enregistrement du fichier sur l’ordinateur du recruteur.

Soyez efficace

Si vous envoyez votre CV par mail, joignez-y toujours quelques mots d’introduction pour l’accompagner (même si vous écrivez également une lettre de motivation). Evitez les messages généraux qui prouvent au destinataire que vous n’avez fait aucun effort de personnalisation de votre candidature. Les envois massifs à plusieurs recruteurs en même temps sont, bien sûr, à bannir. N’hésitez pas à garder une trace de tous vos envois pour pouvoir relancer les entreprises qui ne donneraient pas de nouvelles.

Bien utiliser le titre d’un CV

Lorsqu’un recruteur consulte un CV, les premières impressions sont souvent les plus importantes : elles vont donner au lecteur l’envie d’en savoir plus, l’envie de passer du temps sur cette candidature. Le titre d’un CV, lorsqu’il est bien utilisé, est une accroche efficace qui attirera positivement l’attention du recruteur.

Donner des informations utiles

Le titre du CV se trouve après l’état civil et avant le corps du CV. La première information que lira le recruteur doit rester l’identité. Le titre doit être bien visible : grande taille de police, mise en valeur par un encadré ou un filet. Le titre ne doit pas dépasser une ligne (au risque de prendre trop de place sur le CV) mais peut être accompagné d’un contenu complémentaire pour l’expliciter. Posez-vous la question suivante : “Si je n’ai qu’une chose à dire au recruteur, que pourrais-je choisir ?”. Inutile par exemple de mettre un titre “Curriculum Vitae” comme le font certains : le format du document ou le nom du fichier suffisent pour savoir à quoi le lecteur aura affaire !

Rappeler le poste recherché

Le titre du CV peut servir à rappeler au recruteur pour quel emploi vous postulez. C’est d’autant plus utile que dans les grandes entreprises, de nombreux recrutements sont souvent lancés en même temps. L’intitulé du poste visé suffit, pas la peine de reprendre la formule “Poste recherché” qui prendra de la place sans être très utile. Vous pouvez éventuellement préciser une référence d’offre pour compléter cette information.

Mettre en valeur des compétences-clé

Dans le même esprit, vous pouvez choisir de mettre en avant une ou plusieurs compétences. Ces talents doivent vous permettre de vous démarquer des autres candidats et montrer clairement ce qui fait votre force. Si vous avez travaillé à l’étranger, c’est un atout de poids pour occuper un poste international. Vous connaissez bien un secteur d’activité ? N’hésitez à le préciser si vous postulez dans un secteur complémentaire ou très lié.

Ajouter des informations pratiques

Le titre du CV peut également servir à rappeler des éléments concrets de votre candidature : mettez en avant votre disponibilité immédiate, vos moyens de transport, la possibilité de travailler de nuit ou votre grande mobilité géographique.

Comment présenter un profil avec peu d’études ?

L’objectif du CV doit rester la mise en valeur du candidat : il y a de nombreuses astuces pour éviter de présenter dans son CV une rubrique « Formation » peu avantageuse. Le recruteur doit comprendre, à la lecture de votre CV, que vous disposez des compétences demandées sans les avoir forcément acquises par les études.

Changez l’ordre des rubriques

Même si la tradition veut que l’on présente d’abord ses études puis son expérience professionnelle, les CV français laissent tout de même suffisamment de liberté pour pouvoir contourner le problème. Si vos expériences professionnelles vous ont permis d’acquérir les compétences recherchées par le recruteur, mieux vaut mettre cette rubrique en première position.

Soyez complet dans la liste des formations

Un candidat ayant fait peu d’études peu également étoffer cette rubrique en remontant plus loin dans sa scolarité. Par exemple, le CV ne contient pas forcément d’informations sur le Brevet des Collèges ; pourquoi ne pas le rajouter ? N’hésitez pas non plus à faire figurer dans cette rubrique des formations para-scolaires ou para-professionnelles : BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur), AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours), etc.

Détaillez vos formations

Même si vous avez fait peu d’études, votre cursus a peut-être été ponctué par des étapes précises que vous pouvez mentionner. Décrivez les groupes de travail auxquels vous avez participé, mentionnez les études de cas que vous avez réalisées. Vous pouvez également citer un ou plusieurs cours que vous avez suivis et qui correspondent particulièrement à ce qui est recherché par le recruteur.

Regroupez les compétences acquises

Un candidat présentant un profil avec peu d’études a peut-être acquis des compétences en travaillant. Mêmes si ces compétences peuvent être présentées dans la rubrique « Expériences Professionnelles », il peut être intéressant d’y ajouter une rubrique « Compétences » qui regroupe et synthétise ce qui a été appris et assimilé par le candidat. Cela permet de mettre en avant des qualités qui ne ressortent pas forcément à la lecture du CV : travail en groupe, esprit d’équipe, réactivité, flexibilité… Détaillez à chaque fois le contexte d’apprentissage pour les compétences techniques, le contexte de mise en pratique pour les qualités humaines.

Les questions à se poser une fois votre CV terminé

Même en préparant consciencieusement ses candidatures et rédigeant son CV avec la plus grande attention, il y a (presque) toujours des points à améliorer une fois celui-ci terminé. Voici une petite liste de questions utiles qui vous permettront de peaufiner votre CV avant de l’envoyer aux recruteurs :

Sur le contenu du CV

» Ai-je bien relu mon CV pour éliminer toutes les fautes d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire ?
» La taille de mon CV est-elle convenable ? Est-elle cohérente avec mon profil (durée totale d’expérience professionnelle, nombre d’emplois occupés, âge, secteur d’activité…) ?
» Les éléments importants de mon parcours sont-ils facilement identifiables ?
» Les éléments du CV sont-ils correctement triés (ordre chronologique ou anti-chronologique) ?
» Quelles informations retient-on de ma candidature si mon CV est lu rapidement ou en diagonale (comme le font parfois les recruteurs) ?
» Y a-t-il des informations inutiles pour le recruteur ?

Sur la mise en page du CV

» Mon CV est-il agréable à lire ? Est-il suffisamment aéré ?
» Le contenu est-il harmonieux (polices utilisées, univers couleur…) ?
» Les éléments importants du CV font-ils l’objet d’une mise en page particulière ?
» Si le recruteur imprime mon CV en noir et blanc, le contenu est-il toujours lisible ?
» Les grandes rubriques du CV sont-elles clairement identifiées (grande taille de police, filet, encadré…) ?
» Les contenus sont-ils correctement alignés les uns par rapport aux autres ?
» Les informations sont-elles toujours présentées dans le même ordre (ex: dates – école – diplôme – ville) ?

Sur la candidature

» Est-il demandé de reprendre une référence d’offre dans le CV ?
» Mon CV doit-il être envoyé dans un format particulier ?
» Mon CV doit-il être accompagné d’une lettre de motivation ?
» Le nom de mon CV est-il clair et explicite ?

Gérer efficacement ses candidatures

Une fois votre CV terminé, il est temps de passer à l’envoi de la candidature. Pour ne pas oublier de relancer un recruteur ou pour éviter de placer deux entretiens d’embauche au même moment, voici quelques conseils d’organisation et de méthode.

Personnaliser la candidature

On ne le répétera jamais assez, vous aurez plus de chance de retenir l’attention d’un recruteur s’il voit que votre candidature a été faite pour SON entreprise. Evitez les messages impersonnels et vagues ; préférez plutôt un modèle générique que vous ferez l’effort d’adapter à chaque candidature. Profitez de cette personnalisation pour montrer au recruteur que vous vous êtes renseigné : parlez de la société, de son actualité récente, citez le département de l’entreprise dans lequel vous postulez. Si vous faites une candidature spontanée, cherchez le nom du responsable recrutement ; si vous répondez à une offre, rappelez les coordonnées du contact RH indiquées dans l’annonce.

Mettre en place un suivi des candidatures

Lorsqu’on postule dans plusieurs entreprises en même temps, mieux vaut s’organiser. Préparez un fichier dans lequel vous consignerez toutes les candidatures avec les informations importantes associées. Indiquez le nom de l’entreprise, la date d’envoi de la candidature, le nom du CV envoyé (si vous avez plusieurs CV), l’état de la candidature (attente d’une réponse, premier contact par mail, rendez-vous fixé…), le nom et les coordonnées du contact RH. Vous pourrez alors suivre d’un coup d’oeil l’ensemble de vos recherches d’emploi. Cela vous évitera d’oublier une candidature ou de la confondre avec une autre.

Peaufiner les mails aux recruteurs

Si vous postulez par mail, soignez également le message qui accompagne le CV et la lettre de motivation. C’est ce que le destinataire consultera en premier : vous devez être pertinent et percutant ! Terminez votre mail par une signature qui rappelle vos coordonnées (prénom, nom, adresse, numéro de téléphone). L’utilisation de l’option “Accusé de réception” est parfois utile pour savoir si votre message a été ouvert. Attention, le contraire n’est pas forcément vrai : dans la plupart des cas c’est le destinataire qui choisit de renvoyer ou non l’accusé de réception. Les messageries électroniques d’entreprise peuvent également les désactiver automatiquement. C’est donc une option intéressante mais ne tirez pas de conclusions hâtives si vous ne recevez aucun retour.

Organiser sa messagerie électronique

Pour gérer au mieux votre recherche d’emploi, n’hésitez pas à créer dans votre messagerie un dossier spécifique pour stocker les mails relatifs à vos candidatures. Cela vous évitera de les mélanger avec d’autres mails personnels. Vous pouvez également créer des filtres qui placeront automatiquement les messages entrants dans un dossier choisi, en fonction du nom du destinataire ou des mots contenus dans le sujet du mail. De nombreux services proposent des adresses électroniques gratuites : profitez-en pour créer une adresse “sérieuse” (prenom.nom@mail.com) au lieu d’utiliser celle que vous aviez au lycée (jeannotladeglingue@mail.com)…

3 questions à Pauline BEYDON, Responsable du service Emploi Mobilité de la Fondation d’Auteuil

Fondation d’Auteuil1. Recrute-t-on de la même façon dans une Fondation et dans une entreprise privée ?

La Fondation d’Auteuil est une œuvre d’Eglise et reconnue d’utilité publique. Pour pouvoir accueillir, éduquer, former et insérer près de 10 000 jeunes en grande difficulté sociale, familiale, affective, 4 000 salariés sont mobilisés à travers la France. Avec 170 établissements d’accueil, scolaires ou de formation, la Fondation d’Auteuil a recruté 400 femmes et hommes en CDI en 2007.

Du fait de l’importance et de la diversité de nos besoins de compétences (éducateurs, enseignants, directeurs d’établissements mais aussi contrôleurs de gestion, responsables financiers, spécialistes RH, marketing et cadres de direction), une politique de veille active est conduite au niveau du siège social.

Nous avons donc développé une démarche de recrutement très similaire à celle des grandes entreprises, avec un logiciel de traitement des candidatures pour permettre aux candidats de postuler en ligne via notre site Internet (www.fondation-auteuil.org). Les candidatures sont ensuite orientées directement vers les responsables RH en charge du recrutement. Le principe du « regard croisé » RH/Responsable opérationnel prévaut pour l’ensemble de nos recrutements.

2. Comment se construit la communication RH de la Fondation d’Auteuil ?

Les canaux utilisés sont variés : campagnes de recrutement dans la presse, recours à des cabinets de recrutement pour des profils spécifiques de haut niveau, participation à des forums, utilisation des réseaux professionnels, etc. Nous communiquons aussi beaucoup sur le projet de la Fondation d’Auteuil, véritable facteur d’attractivité pour les personnes qui souhaitent s’impliquer dans un projet qui donne du sens à leur vie professionnelle. Notre flux de candidatures augmente de façon significative, à la mesure du développement de la Fondation d’Auteuil et de sa reconnaissance pour le travail accompli auprès des jeunes. Un de nos grands défis est de mieux informer sur les opportunités de carrière offertes par notre politique de mobilité interne. La Fondation d’Auteuil a mis en place une stratégie de détection des « potentiels », investit sur la formation et s’engage sur des parcours professionnels d’une grande richesse pour ceux qui veulent évoluer et prendre des responsabilités.

La communication RH interne est essentielle et multiforme. Avec des établissements répartis sur tout le territoire français et bientôt Outre-mer, il nous faut garantir l’adhésion aux valeurs et au projet de la Fondation d’Auteuil. Journal interne, Intranet, événements nationaux sont autant de vecteurs de communication que nous utilisons tout au long de l’année.

3. La Fondation d’Auteuil propose une formation aux métiers de l’éducation. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Pendant un an, dans l’un de nos quatre « centres de préformation » (Nantes, Paris, Chevilly Larue en région parisienne, La Côte-Saint-André en région lyonnaise), nous proposons aux jeunes une expérience originale. Ces centres ont été créés pour que les bacheliers attirés par les métiers éducatifs puissent préciser leur choix d’orientation, préparer les concours d’entrée aux écoles du travail social, tout en faisant l’expérience d’une vie en communauté (groupe de dix). Concrètement, les jeunes étudiants bénéficient d’heures d’enseignement à l’Institut Catholique de Paris, reçoivent des cours par les professionnels de la Fondation d’Auteuil (formation spirituelle et métier), et découvrent le métier en réalisant des stages dans nos établissements. Avec, au final, un taux de réussite au concours proche de 100 % …
Pour les éducateurs, chefs de services, directeurs d’établissement qui rejoignent la Fondation d’Auteuil, nous proposons des modules spécifiques pour les accompagner dans leur métier : séminaires de réflexion-action, relecture des pratiques, …

Mais notre action de formation aux métiers de l’éducation dépasse largement ce cadre. Nous sommes à l’origine de l’Ecole Européenne d’Educateurs, projet qui vise à créer des passerelles et échanges de savoir-faire entre structures de formation européennes. Citons également nos échanges de pratiques avec des éducateurs de pays d’Afrique.

Ainsi, notre effort de formation se veut constant et innovant pour favoriser la mobilité interne et offrir des carrières intéressantes au sein de la Fondation d’Auteuil. Pour l’intérêt des jeunes, nous avons besoin de professionnels d’excellence aux profils diversifiés.

Pauline Beydon, je vous remercie.

Les centres d’intérêt : une rubrique à ne pas négliger

Les centres d’intérêt sont considérés par les candidats comme un élément obligatoire dans le CV, mais trop souvent négligé au profit d’autres rubrique jugées plus stratégiques. Tout ce qui est dans un CV doit servir la candidature : comment tirer parti de ses hobbies ?

Une rubrique comme les autres

Pas de raison que les centres d’intérêt soient considérés comme un contenu optionnel ou peu important. Vous devez y accorder autant d’attention qu’à la présentation d’une formation ou d’une expérience professionnelle. Etant donné son positionnement (le plus souvent en fin de CV), cette rubrique est la première victime des raccourcissements de CV lorsqu’il faut faire tenir le contenu sur une page. Erreur ! Pour préserver la qualité et la cohérence du CV, il faut garder un équilibre dans la structure et éviter de faire côtoyer sur une même page des rubriques gigantesques et d’autres quasi-vides.

Ce que le recruteur attend

Lorsque le recruteur parcourt un CV, chaque information vient enrichir la candidature (de façon positive ou négative) et va lui permettre d’opérer la sélection finale. A lui de décrypter ce que vous avez écrit pour faire ressortir les points-clé de votre parcours, vos compétences, vos qualités ou vos défauts. Les centres d’intérêt doivent obéir à cette logique, tout en respectant l’une des 5 règles d’or de la création de CV : l’honnêteté. Ne vous forcez pas à parler de volley-ball pour mettre en valeur votre sens de l’engagement par équipe ! Le principe est plutôt de choisir, parmi vos véritables hobbies, ceux qui serviront le mieux votre candidature. N’oubliez pas enfin que le CV prépare l’entretien d’embauche : peut-être partagez-vous une passion commune avec le recruteur ? Ce sera une bonne façon pour ce dernier d’engager la conversation sur un terrain moins convenu et plus détendu.

Comment les présenter ?

Premier principe : évitez les énumérations stériles qui ne donnent pas suffisamment d’informations pertinentes. Vous pensez tout de même pas être le seul à indiquer “lecture, cinéma, sport” ?… Si vous avez besoin de gagner de la place, vous pouvez néanmoins regrouper les items de façon thématique. Second principe : donnez des détails, restez ancré dans le concret. Présentez précisément vos hobbies : préférez “cinéma contemporain asiatique” à “cinéma”, “romans d’anticipation” à “lecture”. N’hésitez pas à rajouter une courte description à l’intitulé du centre d’intérêt pour donner des informations complémentaires au lecteur.

Quel salaire demander en entretien d’embauche ?

L’entretien se passe bien. Le poste vous plaît, votre profil semble fortement intéresser le recruteur… Arrive alors, quelques minutes avant la fin de la rencontre, la question incontournable « Et quelles sont vos prétentions salariales ? ». Pour bien y répondre, vous devez :

  • Partir de votre salaire actuel. Calculez votre rémunération globale, comprenant le variable, l’intéressement, les avantages en nature (tickets restaurants, forfait mobile, voiture, ordinateur…) et ajoutez-y au minimum 10 %. Un changement d’emploi est un réel risque, et tout risque se rémunère.
  • Etudier attentivement les études salariales publiées dans les journaux, sur l’Apec ou dans les sites spécialisés comme www.suisjebienpaye.fr. Si vous êtes sous-payé par rapport au marché, un changement d’emploi peut vous permettre de rattraper votre retard. Cette hausse sera aussi proportionnelle à la pénurie de votre profil sur le marché. Tout dépend de l’offre et la demande. Changez ainsi de poste au bon moment, soyez tactique…
  • Parler avec assurance. Discuter argent et négocier font partie intégrante de l’entretien, ne vous sentez pas mal à l’aise. Justifiez le chiffre annoncé et soyez cohérent avec les habitudes du marché. Et surtout n’oubliez jamais que si vos prétentions sont trop hautes, le recruteur vous le dira et vous indiquera sa fourchette maximale… mais si elles sont plus basses, il ne vous en dira rien. Qui ne tente rien…

A propos de l’auteur :

Wanajob.com recherche emploi et recrutementStéphane Labrouche est le fondateur de Wanajob.com, le moteur de recherche d’emploi et de recrutement sur Internet. Plus de 110.000 offres d’emploi référencées gratuitement dans tous les secteurs d’activité.


3 questions à Noël Huret, DRH France d’Alstom

AlstomNoël Huret est Directeur des Ressources Humaines France et Directeur des Relations Sociales Groupe d’Alstom.

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l’engagement national pour l’insertion professionnelle des jeunes des quartiers, pris par Alstom le 15 février 2008 ?

Alstom est présent en France dans de nombreux bassins d’emplois y compris là ou l’insertion des jeunes est aujourd’hui difficile. Cette insertion est encore plus problématique dans les quartiers où une part importante de la population est issue de l’immigration.

Alstom est aujourd’hui à nouveau en phase de développement et de recrutement dans ces bassins d’emplois et nous avons décidé de nous engager, au côtés des acteurs et des associations locales, pour favoriser l’insertion de ces jeunes .

Notre action passera par la formation, en partenariat avec l’AFPA, l’apprentissage et les stages. Ce sont, en effet, des moyens très concrets de favoriser les premiers contacts entre les jeunes des quartiers et le monde de l’entreprise.

Après des années difficiles, comment se porte l’entreprise aujourd’hui et quelles sont ses perspectives ?

Alstom est aujourd’hui en train de tourner une nouvelle page de son histoire. Nous sommes à nouveau en développement et nous préparons le renouvellement des compétences dont nous allons avoir besoin pour réaliser demain les projets de trains à grande vitesse, de tramway et de métro, mais aussi de Centrales électriques, thermiques ou hydrauliques.

Nous recrutons actuellement près de 10 000 nouveaux collaborateurs chaque année dans le monde et plus de 100 par mois en France.

Quels profils recherchez-vous aujourd’hui, et quelles opportunités de carrière offrez-vous à ceux qui vous rejoignent ?

Les profils que nous recherchons sont très variés :

1. Dans le domaine du développement produit

- Ensembliers
- Ingénieurs mécanique
- Ingénieurs sureté de fonctionnement/ FDMS
- Architecte système
- Responsable validation systèmes

2. Dans les équipes Projet

- Chefs de projet France / Export
- Responsables d’affaires
- Ingénieurs projet
- Responsables projet

3. Dans les bureaux d’études et l’ingénierie

- Ingénieurs d’études
- Ingénieurs développement
- Techniciens bureau d’études
- Ingénieurs bureau d’études alternateurs
- Responsables ingénierie électrique
- Ingénieurs installation électrique
- Experts études électriques

4. Dans les chantiers de construction, installation et maintenance, pour des interventions en France et à l’étranger en génie civil, montage, mise en service et maintenance.

- des Managers en génie civil
- des directeurs site
- des Ingénieurs mise en service
- des Ingénieurs d’essais et de mise en service
- des Chefs de chantier turbines à vapeur et machines industrielles
- des Ingénieurs mécaniciens
- des Ingénieurs électro-mécaniciens
- et des Chefs d’équipe pour le bobinage alternateurs

5. En Production

- Responsables de production
- Chefs d’atelier
- Responsables d’exécution
- Responsables ingénierie hydraulique

6. En équipes Commerciales

- Ingénieurs commerciaux/tendering

7. Dans le domaine de la Qualité
- Ingénieurs qualité projet/produit

Mais aussi des ingénieurs et des managers dans les fonctions supports telles que les Achats et les directions financières.

Nous aimons les gens passionnés, passionnés de résultats, d’innovation, de changement, d’excellence et prêts à collaborer avec des gens du monde entier dans toutes les disciplines.

Choisir de travailler pour une entreprise multi facettes et multinationale telle qu’Alstom, c’est opter pour une carrière exigeante, intéressante et très gratifiante.

Monsieur Huret, je vous remercie.

» Voir le site de l’entreprise Alstom

Eviter les pièges du CV

Dans les grandes entreprises françaises, un recruteur peut recevoir plusieurs centaines de CV pour un même poste. Le temps accordé à chaque candidat est donc réduit, et pour éviter de finir dans la pile des CV refusés, mieux vaut éviter les écueils les plus fréquents.

Attention aux fautes

Lorsqu’un recruteur doit sélectionner plusieurs candidats parmi un grand nombre, chaque point négatif du CV peut se transformer en cause d’élimination. De nombreux responsables RH restent intransigeants sur la qualité de l’écriture, considérant que vous avez eu suffisamment de temps pour lire et relire votre CV. Profitez des correcteurs orthographiques installés dans les logiciels de traitement de texte et disponibles également sur les navigateurs Internet.

Attention au langage

Dans la plupart des secteurs d’activité, il existe un vocabulaire spécifique, parfois même réservé à une entreprise en particulier. N’oubliez pas que le recruteur qui va lire votre CV n’est sans doute pas familier avec certains termes techniques, acronymes ou abréviations. Si vous ne pouvez pas les éviter, pensez à en donner le sens exact après leur utilisation. Cela peut d’ailleurs permettre d’alléger votre CV si le terme en question est utilisé à plusieurs reprises.

Attention au nombre de pages

Les CV sur plusieurs pages ne sont pas totalement à bannir. Tout dépend en fait de votre profil, du nombre d’années d’expériences ou du secteur d’activité dans lequel vous travaillez. Si vous vous êtes réorienté au cours de votre carrière, si vous exercez plusieurs métiers ou si vous changez souvent d’employeur, il est normal que votre CV soit difficile à faire tenir en une seule page. Tout est question de mesure et de logique : on considère par exemple qu’un jeune diplômé doit pouvoir se limiter à 1 page. Soyez astucieux : si vous avez souvent exercé le même emploi dans des entreprises différentes, il existe sans doute un moyen de regrouper ces expériences pour raccourcir le CV.

Attention à l’envoi du CV par mail

Lorsque vous postulez directement auprès d’une entreprise, vous êtes souvent amené à envoyer votre CV par mail, sous la forme d’un fichier. Evitez de nommer ce fichier “CV” : d’autres l’auront déjà fait avant vous… “CV-prenom-nom” est déjà plus pertinent. N’oubliez pas d’accompagner la pièce jointe d’un message clair et courtois pour annoncer votre candidature au destinataire du courrier électronique. Si votre messagerie le permet, pensez également à l’option “Accusé de réception” qui peut vous permettre de savoir à quelle date votre courriel a été lu.

Faire un bon CV : les 5 règles d’or

Tout chercheur d’emploi qui se respecte commence par concentrer ses efforts sur son CV. Le secret de ce document réside dans une expression toute simple : le “bon sens”. Explications et illustrations de ce principe à travers 5 règles d’or de la création de CV :

Soyez honnêtes !

On a vite fait d’arranger un peu la vérité dans un CV : anglais parlé couramment (mais pas pratiquée depuis la fin de la scolarité), thèse de fin d’étude (en fait, juste un mémoire de 10 pages)… Vous ne gagnerez jamais à embellir votre CV au moment d’une candidature : c’est croire en effet que la supercherie peut passer et ne sera jamais découverte. Cette pratique est pointée du doigt par les recruteurs et vous risquez gros si vous êtes découvert.

Harmonisez votre CV

Le CV est le premier contact entre le candidat et l’entreprise. Mieux vaut faire en sorte que celui-ci soit vécu agréablement par le recruteur. La mise en page d’un CV témoigne de vos qualités de présentation, de synthèse, de logique, de créativité. Respectez les mêmes règles de mise en page tout au long du CV : tous les titres de rubriques doivent avoir la même taille, les marges doivent être respectées ainsi que les formats de date ou l’utilisation d’une police particulière (normal, gras, italique). L’harmonie passe également par l’aspect général du document : les rubriques sont-elles suffisamment aérées ? Les éléments importants ressortent-ils facilement à la première lecture ?

Relisez-vous !

Une faute d’orthographe ou de grammaire peut vite desservir un bon CV. Prenez le temps de vous relire et faites vérifier votre CV par une personne extérieure, qui posera un regard neuf sur le contenu.

Soyez complet

Un recruteur qui découvre un CV va chercher à reconstituer la biographie de son auteur, en suivant son parcours année après année. Un trou dans la chronologie est vite détecté et peut s’avérer gênant : l’entreprise peut s’imaginer à tort que vous lui cachez quelque chose. Ne faites pas l’impasse sur les années sabbatiques et autres périodes de ré-orientation : présentez-les et justifiez-les dans le CV.

Soyez concret

La lecture d’un CV ne se limite pas aux grandes dates, aux diplômes et aux entreprises dans lesquelles vous avez travaillé. Votre parcours tout entier doit être mis en valeur par des faits, des chiffres, des réalisations : ces informations donneront plus de poids à votre expérience, plus d’ancrage dans la réalité. Parlez d’un mémoire de fin d’étude en donnant l’intitulé exact, présentez un poste en donnant le Chiffre d’Affaires réalisé ou la taille de l’équipe, justifiez la maîtrise d’une langue par un voyage linguistique.

Que pensez-vous du CV Vidéo ?

L’engouement autour des usages de la vidéo n’en finit pas ; celle-ci s’est récemment invitée dans le domaine du recrutement, avec l’apparition de nouveaux services de création de CV pour le candidat. Le débat fait rage entre les défenseurs du CV papier traditionnel, et les supporters de cette nouvelle forme de candidature.

Les points forts

Un format de candidature original

Puisque le CV papier est utilisé dans 80% des recrutements en France, il est évident qu’un CV vidéo va pouvoir « sortir du lot », encore faut-il réussir à l’envoyer simplement au recruteur. Pour cela, on peut utiliser les services connus d’hébergement de vidéo en ligne (Youtube, Dailymotion) et envoyer une URL de consultation. Attention néanmoins à garder la maîtrise de la diffusion de votre CV.

Idéal pour les métiers créatifs

Les profils créatifs désespèrent souvent de ne pouvoir montrer l’étendue de leurs compétences à travers un format aussi réducteur que le CV. La vidéo leur permet de prouver leurs aptitudes : originalité de la présentation, qualité du montage, maîtrise des effets visuels et sonores… Voilà de quoi les laisser s’exprimer plus largement auprès des recruteurs.

Un complément au CV traditionnel

Le CV vidéo peut également être utilisé comme un complément au CV papier : le recruteur peut d’une part traiter la candidature dans un processus de sélection standard, d’autre part disposer rapidement d’informations additionnelles pertinentes sur le candidat.

Les points faibles

Le piège de l’image

Faire un CV vidéo demande la même rigueur qu’un CV papier : si l’usage de ce média se fait au détriment de la qualité du résultat, cela desservira inévitablement la candidature. On exige des CV papiers bien présentés, sans fautes d’orthographes : pourquoi les recruteurs se satisferaient d’une présentation vidéo mal cadrée, avec une mauvaise lumière et un son mal réglé ? La bonne utilisation de la vidéo n’est pas à la portée de tous, mieux vaut s’en servir uniquement si l’on maîtrise toute la chaîne de production.

Comment opérer la sélection ?

Si un recruteur reçoit plusieurs candidatures pour le même poste (ce qui est évidemment très fréquent), le traitement des CV vidéo va compliquer la sélection. Si celle-ci est réalisée en amont par un logiciel spécialisé, elle sera simplement impossible. Sinon, elle demandera au recruteur un travail d’analyse approfondi qu’il n’aura pas forcément le temps de faire.

Plus long à consulter qu’un CV papier

On estime qu’un recruteur passe moins d’une minute par CV. Un CV vidéo est souvent bien plus long : entre 1 et 3 minutes. Le recruteur peut-il se permettre de consacrer plus de temps aux CV vidéo ? Est-il correctement équipé pour pouvoir les visionner, lorsqu’on sait que les sites Dailymotion ou Youtube sont souvent bloqués dans les entreprises ? Si la consultation est fastidieuse, l’effet positif du média sera fortement réduit.

Quelques exemples de CV vidéo


Un CV réussi et original


Un CV mal réalisé et plein de poncifs : a-t-il servi la candidature ?

3 questions à Valérie Klepac et Charles Chabod (Banque Palatine)

Banque PalatineValérie KLEPAC est Directrice du Développement des Ressources Humaines de la Banque Palatine et Charles CHABOD est Conseiller Emploi Carrières pour le Réseau.

Quelles sont les grandes tendances RH du secteur bancaire pour 2008 ?

  • Renouveler et renforcer ses ressources par des apports externes, en nombre (premier recruteur hexagonal) comme en qualité (forts besoins de tempéraments commerciaux et de fonctions expertes), ce qui implique d’attirer sur des critères différenciants, pour être reconnu comme un employeur de choix ;
  • Fidéliser chaque collaborateur en lui ouvrant des perspectives d’avenir, en lui donnant les moyens de s’adapter aux nouvelles exigences commerciales et technologiques, nouveaux métiers, nouvelles compétences ;
  • Faire cohabiter efficacement et équitablement les différents types de populations que sont juniors / seniors, hommes / femmes, cadres / non cadres, peu diplômés / grands diplômés, mono-employeurs / multi-expériences… ; transformer la diversité en force collective.

Que propose la Banque Palatine en matière d’évolution de carrière, face aux grandes banques françaises ?

La Palatine offre une configuration unique dans le paysage sectoriel :

  • Banque à taille humaine (1.250 collaborateurs) mais d’envergure nationale ;
  • Spécialiste sur l’Entreprise et le Patrimoine, bénéficiant de Pôles de compétences pointus tels Immobilier, Asset Management, Corporate Finance, Trade ;
  • Intégrée à un groupe majeur d’origine mutualiste à vocation universelle – Les Caisses d’Epargne – qui en font une plate-forme d’opérations privilégiée et un incubateur ;
  • Récemment remise aux normes les plus modernes et prête à de nouvelles alliances ou acquisitions stratégiques.

Dans ce contexte, ce que la Banque apporte à ses clients en termes de proximité, de réactivité, de solutions sur mesure, d’innovation, elle l’apporte également à ses collaborateurs dans la conduite de leur parcours professionnel :

  • Suivi d’action et de progression individualisé, tant par leurs Managers que par leur Conseiller Emploi Carrière ;
  • Capacité à identifier rapidement les personnes en réussite et à les faire rebondir selon leur potentiel ;
  • Aucune barrière de mobilité qui soit liée à l’âge ou au diplôme, seuls priment le profil, les compétences et l’envie ;
  • Large décloisonnement entre filières et familles de métier, sous réserve d’habilitation technique. Un Commercial Particuliers peut devenir Commercial Entreprises, un Commercial Entreprise peut devenir Chargé d’Affaires Fusions Acquisitions, celui-ci peut devenir Auditeur et ainsi de suite…
  • Large décloisonnement entre les structures du Groupe, le passage de l’une à l’autre se fait très facilement sous couvert d’une Charte de Mobilité (absence de période d’essai, reprise d’ancienneté, accompagnement logistique et financier en cas de relocalisation)

Comment s’organise le processus de recrutement à la Banque Palatine ?

Devant la difficulté – commune à l’ensemble des acteurs du monde bancaire – à recruter les meilleurs talents en temps voulu, la Banque Palatine s’appuie sur :

  • Une organisation RH ad hoc : le Département Compétences-Formation centralise toutes les demandes de poste (renouvellement ou création, en CDI, CDD ou alternance), décide du mode de pourvoi des postes et ne passe commande au Service Recrutement qu’après exploration / exploitation systématique de toutes les possibilités de ressources internes ;
  • Une approche multi-canal, croisée et complémentaire :
    • appel à candidatures internes Palatine, à candidatures Groupe et à candidatures externes via Multitalents, le portail et moteur de recrutement Intranet / Extranet propre au Groupe Caisse d’Epargne ;
    • recommandations et parrainage (donnant lieu à primes une fois validée la période d’essai) ;
    • annonces presse nationale, presse régionale, sites emplois et job boards ;
    • cabinets de recrutement spécialisés ;
    • présence sur les campus, les forums et les salons étudiants ;
    • opérations « séduction » auprès de populations ciblées, en présence de membres du Directoire qui expliquent et vendent leur entreprise.

» Voir le site de la Banque Palatine

Revue de presse du 21 février

Quand changer de job ?
Le Figaro, 18 février 2008
Contrairement aux idées reçues, il peut être salutaire de penser à un changement de poste même si tout va bien avec son employeur actuel. Mais pour convaincre, encore faut-il justifier que ce changement s’inscrit dans la construction d’un véritable projet professionnel.
» Lire l’article

Informatique : la chasse reste ouverte
JobEtic, 13 février 2008
Comme pour les années précédentes, les ingénieurs nouvelles technologies et les consultants seront la ressource rare à trouver pour les recruteurs. Les entreprises se livrent entre elles à une concurrence féroce à coup de débauchage, d’opérations séduction et d’offres généreuses.
» Lire l’article

Le meilleur conseiller professionnel : le conjoint
Courrier Cadres, 14 février 2008
Selon un sondage réalisé par le cabinet de recrutement Robert Half, près de la moitié des cadres s’adressent en premier lieu à leur conjoint en cas de changement professionnel.
» Lire l’article

Dynamisez votre CV !

Lorsque vous rédigez votre CV, dites-vous bien que chaque mot compte. L’objectif n’est pas seulement de présenter des faits de manière objective, mais de véhiculer des informations à travers les termes que vous employez. N’oubliez pas également de vérifier soigneusement l’orthographe, nous ne le dirons jamais assez…

Voici quelques verbes qui donneront la pêche à votre CV :

A

Accomplir
Acquérir
Adapter
Administrer
Analyser
Anticiper
Avancer

B

Bâtir
Budgéter

C

Calculer
Classifier
Commander
Commercialiser
Concevoir
Conclure
Conseiller
Consolider
Contracter
Coordonner
Créer

D

Décider
Définir
Déléguer
Développer
Dialoguer
Diversifier
Dynamiser

E

Ecouter
Echanger
Economiser
Editer
Elaborer
Entreprendre
Enquêter
Etablir
Evaluer
Expérimenter
Exporter

F

Fabriquer
Faciliter
Financer
Finaliser
Fusionner
Former

G

Gagner
Gérer
Générer
Guider

H

Harmoniser
Homologuer

I

Identifier
Illustrer
Importer
Influencer
Initier
Innover
Inciter
Intégrer
Interprêter
Inventer

L

Lancer
Louer

M

Maintenir
Manager
Manoeuvrer
Mettre au point
Mettre en place
Moderniser
Motiver

N

Négocier
Normaliser
Nouer>

O

Oeuvrer
Organiser
Orienter
Ouvrir

P

Partager
Participer
Persuader
Planifier
Préciser
Présenter
Présider
Prévoir
Produire
Programmer
Promouvoir
Proposer
Prospecter

R

Rationaliser
Réaliser
Rechercher
Recommander
Recruter
Rédiger
Redresser
Réduire
Réformer
Renforcer
Rentabiliser
Résoudre
Restructurer
Réussir

S

Simplifier
Solliciter
Structurer
Suggérer
Superviser
Surmonter
Synthétiser
Systématiser

T

Traduire
Transformer
Trier
Trouver

V

Valider
Vérifier
Visualiser

La lettre de motivation va-t-elle disparaître ?

Pendant très longtemps, CV et lettre de motivation étaient inséparables. Il était inconcevable d’envoyer l’un sans l’autre à un recruteur. Alors que le CV présente de manière factuelle le parcours et le profil d’un candidat, la lettre de motivation doit expliquer en quoi ce profil est en adéquation avec le poste proposé. C’est un discours vendeur qui complète la candidature : aux critères de sélection extraits du CV, le recruteurs peut relier des informations tirées de la lettre de motivation (esprit de synthèse, capacité d’analyse, présentation des idées, perception de soi, etc.). Lorsqu’elle est manuscrite, c’est l’occasion de rajouter au dossier des éléments de graphologie tirés de l’étude de l’écriture.

Mais l’évolution des technologies de la communication met en danger la lettre de motivation. Du fait de l’utilisation massive du courrier électronique, la lettre de motivation est de plus en plus remplacée par un courriel accompagnant le CV en pièce jointe. De plus, les lettres ont tendance à « passer à la trappe » dans les entreprises qui reçoivent plusieurs milliers de candidats : elles sont lues en diagonale par les responsables de recrutement et perdent leur importance dans le processus de sélection. Cette évolution est également accélérée par les sites emploi qui proposent aux internautes de déposer un CV sans forcément donner la possibilité d’y joindre la lettre de motivation. Cette dernière est donc sortie du cadre protocolaire qui la liait au CV dans les démarches de candidature.

Certains secteurs sont toujours attachés à la lettre de motivation : le monde industriel, le luxe… Dès qu’il existe un processus automatisé de gestion des candidatures, elle est pourtant menacée : entreprises multinationales, nouvelles technologies, etc. Si vous décidez d’envoyer une lettre de motivation alors qu’elle n’est pas demandée, soignez la présentation, le papier, les arguments. Personnalisez le courrier pour chaque entreprise, en évitant les généralités qui prouvent que vous n’avez pas travaillé chaque candidature individuellement. Si vous envoyez votre CV par mail, joignez-y toujours quelques mots d’introduction pour l’accompagner. Les envois massifs à plusieurs recruteurs en même temps sont, bien sûr, à bannir.

A la question « Ecrivez-vous encore des lettres de motivation ? », les internautes interrogés sur Lefigaro.fr ont répondu oui à 74% et non à 26 (sondage Le Figaro / Réussir, janvier 2008)

Les procédures de recrutement en France

Je viens de finir la lecture d’une étude intitulée « Les procédures de recrutement : canaux et modes de sélection ». Cette étude, publiée en novembre 2006, a été menée sous l’égide de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques). En voici les principales conclusions, après 12 mois de collecte d’informations et plus de 4000 entretiens avec des chefs d’entreprise ou d’établissement.

Les procédures de recrutement

  • Plus l’entreprise est grande, plus le processus de recrutement est standardisé
  • 60% des procédures de recrutement ont pour objectif le remplacement d’un salarié
  • 75% des procédures ont pour objet le recrutement d’un seul salarié

Les canaux de recrutement

  • Les entreprises activent en moyenne 3 canaux à chaque procédure de recrutement, parmi la presse, l’Internet, l’ANPE, les relations professionnelles, les candidatures spontanées, etc.
  • En moyenne, les 3 canaux les plus utilisés sont (dans l’ordre) : les candidatures spontanées, l’ANPE et les relations professionnelles. A noter que pour le recrutement des Cadres, passer une annonce sur Internet est la canal le plus utilisé (57%)

Traitement des candidatures spontanées (souvent considérées comme un vivier potentiel)

  • Par voie postale, pour 90% des entreprises
  • Par Internet via les rubriques « Carrière » des sites d’entreprises, pour 25% d’entre elles

Modes de sélection

Dans la plupart des cas, 2 modes de sélection sont conjointement utilisés, et ce sont le CV et l’entretien. A noter que le CV est demandé dans plus de 80% des recrutements.

Critères de sélection

  • Pour un CDD : motivation du candidat / disponibilité immédiate / disponibilité horaire / présentation, apparence
  • Pour un CDI : motivation du candidat / personnalité / présentation, apparence / contenu de l’expérience

Lorsqu’il y a négociation entre un candidat et une entreprise, elle porte sur la rémunération dans 70% des cas.

Le recrutement coûte cher : 2000 € pour un CDI contre 600 € pour un CDD. Ce sont principalement les coûts de publicité et de diffusion d’annonces qui rendent le processus si coûteux.

>> Télécharger l’étude (format PDF) sur le site du ministère de l’Emploi