Comment entrer dans la fonction publique ?

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Le nouveau site SCORE (Site des concours et recrutements de l’Etat) regroupe toutes les informations utiles sur :
- les types de concours organisés par l’Etat,
- leur préparation, les annales, les écoles de formation,
- les recrutements sans concours
- le répertoire des métiers etc.

Pour connaître les dates des concours, cliquez sur « les concours » puis « les démarches ». Ce site vous sera particulièrement utile si vous souhaitez devenir fonctionnaire ou faire évoluer votre carrière au sein de la fonction publique.

Ce qu’il ne faut jamais dire au boulot !

Hammer beatSi vous aimez votre travail et voulez le garder, soignez vos relations !
Voici (entre autres) ce qu’il ne faut jamais dire au travail :

1. « Je m’ennuie »

  • Ce qui est compris : vous n’êtes pas assez motivé pour trouver quelque chose à faire. Vous ne savez pas gérer vos priorités.
  • Conséquences : vos collègues se demanderont pourquoi ils sont occupés pendant que vous vous tournez les pouces. Votre chef se demandera pourquoi il vous a engagé.

2. « Ces chefs ne savent pas ce qu’ils font »

  • Ce qui est compris : je suis en désaccord avec le management et donc ne fais pas de mon mieux. Ces chefs sont débiles.
  • Conséquences : vous allez être viré !

3. « Cet endroit n’est plus aussi amusant qu’avant »

  • Ce qui est compris : je ne veux plus travailler ici.
  • Conséquences : cette plainte va engendrer la négativité autour de vous, surtout chez ceux qui se plaisent dans l’entreprise.

4. « C’est bête de ne pas pouvoir utiliser les réseaux sociaux »

  • Ce qui est compris : je préfère aller sur Facebook que travailler.
  • Conséquences : vos employeurs penseront que les réseaux sociaux sont plus importants pour vous que les objectifs qu’ils vous ont fixé (et ceux pourquoi ils vous paient).

5. « C’est un travail trop facile, tout le monde peut le faire »

  • Ce qui est compris : ce travail est bête.
  • Conséquences : vos collègues occupant les emplois similaires vont vous détester.

6. « Je ne peux pas faire deux choses en même temps ! »

  • Ce qui est compris : vous êtes surchargé.
  • Conséquences : on pensera que vous n’êtes pas à la hauteur des exigences de votre travail.

En laissant échapper ces phrases dans l’entreprise, vous laisserez croire que vous n’aimez pas votre travail et êtes incapable de le faire. Cela ne plaira ni à vos supérieurs, ni à vos collègues. Vous êtes libre de penser ce que vous voulez… mais n’oubliez pas que le silence est d’or !

C’est décidé, je me reconvertis !

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Une reconversion professionnelle vous tente, mais vous ne savez pas par où commencer ?
Le site jemereconvertis.fr lancé par cadremploi vous donne clés et astuces pour une reconversion professionnelle réussie tout en limitant les prises de risques.

Comment profiter du web 2.0
pour trouver un emploi ?

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Le web 2.0 est l’internet participatif que nous connaissons aujourd’hui. Les contenus sont générés par les utilisateurs sur Msn, Linkedin, Myspace, Facebook, Over-blog… Au point qu’il n’est plus envisageable de chercher un emploi sans ces outils. Mais comment sortir du lot et les utiliser au mieux de leurs capacités ?

Comment être présent sur le web?

L’incontournable : les cvthèques. Ces lieux prévus pour l’hébergement de CV sont consultables par les sociétés. Ce sont alors des robots qui vont sélectionner en fonction de mots clés les cv correspondants à la demande des recruteurs. A vous donc de vérifier que tous ces hameçons sont bien en nombre suffisant dans votre CV. Mais il existe aussi des outils qui vous permettent de créer un mini site dédié à votre profil. C’est le cas du CV-web sur monCV.com. Plus ergonomique que le simple copier-coller de votre CV papier, il a aussi le mérite de favoriser votre propre référencement. Il vous reste alors à multiplier les liens avec les plateformes Linkedin et Viadeo par exemple, et vous serez sur la bonne voie !
Sur Internet de nouvelles annonces paraissent en permanence et ce flux continu d’information est difficile à canaliser. Alors pour ne pas louper une offre intéressante, il existe sur certains sites d’emploi des alertes mails ou sms.

Comment maîtriser son image sur le web ?

La première impression d’un recruteur sur un candidat influe de manière décisive sur l’obtention d’un poste. Attention donc à ce qu’il ne tombe pas sur des infos trop privées qui pourraient nuire à votre sérieux pour un poste ! Penser à privatiser votre profil Facebook ou à créer des « listes d’amis », est un bon début. L’avantage de ce réseau social concerne les pages fans et applications qui aident à construire un réseau de contact. C’est le rôle de Linkedin ou Viadeo qui assurent pour cela à leur membre un profil professionnel tourné vers leurs compétences . Une image sérieuse séduira un employeur tant par les expériences mises en valeur que par la réactivité du candidat à utiliser à profit des outils numériques. La participation active à des groupes est un plus, qui vous permettra de mettre en valeur vos savoir-faire. Un CV web à jour permettra également d’acquérir un bon profil sur le net. Ainsi, si le choix devait s’effectuer entre deux candidats, celui qui saura maîtriser son image sur le web aura un atout de plus de son côté.

Être visible et actif sur le net est donc un véritable atout. Emparez vous de ce que le web vous propose, sans oublier de mettre entre parenthèse, au moins le temps de votre recherche, votre blog sur les soirées entre copains !

Comment intégrer la fonction publique ?

logo_sepLe salon de l’emploi public des 18,19 et 20 mars est dédié spécifiquement à la formation et au recrutement. Il donne rendez-vous à Paris, Porte de Versailles aux fonctionnaires en recherche de mobilité, aux demandeurs d’emplois ou aux étudiants envisageant d’exercer l’un des 500 métiers qu’offre la Fonction publique. L’accès est gratuit, retrouvez toutes les infos en cliquant ici.

Lancement du plan “Compétences-Emplois” !

Les salariés des 90 000 entreprises des Services de l’automobile bénéficient du plan “Compétences-Emplois”. Ce plan, mis en place le 11 février par le Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi Laurent Wauquiez, propose 60 formations spécifiques prises en charge à 100%. Retrouvez l’ensemble des formations sur www.compétences-emplois.org.

En route pour l’emploi !

trainNe ratez pas le Train de l’égalité des chances qui parcourt la France du 16 au 31 mars. A quai, c’est l’occasion de découvrir des métiers pour s’orienter ou s’ouvrir à de nouveaux horizons professionnels. Des offres d’emploi, d’alternance et de formation feront aussi parti du voyage, organisé par la SNCF et L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances. Retrouvez dès maintenant toutes les offres d’emploi et réservez votre ticket sur www.train-emploi.fr.

Découvrez l’application monCV sur Facebook

MonCV on Facebook

Cette application monCV permet de diffuser votre CV sur votre profil Facebook. En recherche d’emploi, lier sa vie personnelle et professionnelle permet de multiplier les chances de rencontrer son futur employeur. Diffuser son CV sur Facebook, c’est profiter du plus important réseau social pour mettre en valeur ses compétences. L’onglet dédié à votre CV se trouve en évidence, directement sur votre profil. Pour utiliser l’application, il vous suffit d’entrer les identifiants de votre compte monCV : votre Cv se chargera automatiquement.

Chat sur la formation continue vendredi 12 février

Posez toutes vos questions sur la formation continue
vendredi 12 février de 11h15 à 12h15
sur le forum de France 5 emploi.
Vous êtes jeune salarié ou demandeur d’emploi ? Vous voulez vous professionnaliser pour vous insérer rapidement sur le marché du travail ? C’est possible avec la formation continue. Posez vos questions dès maintenant au conseiller référent emploi au CIDJ qui animera le chat.

 
 

Mettre en valeur son profil professionnel dans un CV

On a souvent tendance à penser que le projet professionnel s’exprime seulement dans la rubrique du même nom. C’est une erreur, car le recruteur qui découvre un CV cherche tout au long de sa lecture des indices et des informations pour valider ce projet, ce choix de carrière. Petite revue des éléments à ne pas négliger.

Dans le titre du CV

La rubrique de titre du CV est généralement située après l’état civil et avant la première rubrique du document. C’est justement son rôle que de permettre au candidat de présenter clairement une idée, un objectif, un projet professionnel. Le CV ne doit pas être un « jeu de piste » pour le recruteur : découvrir le projet professionnel dès le début facilitera ensuite sa lecture et la formation de son jugement. Utilisez un titre ou une formule-clé plutôt qu’une phrase : c’est moins long et c’est plus direct. « Expert-comptable spécialiste des normes IFRS » ou « Assistante de direction bilingue » : ce type d’accroche peut être accompagné d’un sous-titre pour indiquer une ou deux informations qui vous semblent incontournables dans votre CV (une compétence particulière, la connaissance d’un secteur d’activité, le type de contrat ou le régime de travail recherché…).

Dans la rubrique « Formation »

Si le projet professionnel peut prendre forme au cours d’une carrière, il naît souvent pendant la formation et permet l’orientation de l’étudiant vers les études adéquates. Vous devez essayer de faire ressortir de votre formation les éléments directement en rapport avec ce choix professionnel. Un apprenti en carrosserie mettra en valeur sa période d’alternance et ce qu’il y a appris du monde de la réparation automobile. Un étudiant en école de commerce mentionnera un cursus spécialisé ou une chaire d’enseignement en lien avec le poste qu’il recherche.
Profitez de la description d’une formation pour la présenter sous son « bon profil », de façon à créer une cohérence avec le projet professionnel que vous revendiquez. Si vous avez opéré une ré-orientation, peut-être avez-vous repris des études ou profité de votre DIF (Droit Individuel à la Formation) et c’est ici que vous devez la présenter.

Dans la rubrique « Expériences professionnelles »

C’est bien sûr dans cette rubrique que votre projet professionnel doit particulièrement s’exprimer aux yeux du recruteur. Peaufinez la description de vos expériences pour montrer d’une part que votre parcours a conforté votre choix de carrière, d’autre part que ce projet professionnel se concrétise dans les compétences et les qualités que vous avez acquises en entreprise.
Si vous avez débuté avec un régime d’intérimaire, que vous avez ensuite décroché un CDD puis un CDI, c’est le signe que votre travail a été reconnu par votre employeur. Regroupez la description de vos missions de façon thématique pour faire ressortir des mots-clé associés à votre projet professionnel : gestion de la clientèle, audit des processus, optimisation du chiffre d’affaires, gestion de projet…
Si vous êtes jeune diplômé, mettez en avant vos stages et/ou apprentissage pour expliquer à partir de quoi vous avez construit ce projet professionnel naissant.

Dans la présentation de vos compétences

Si vous utilisez des rubriques spécifiques pour parler de vos compétences, c’est aussi à cet endroit que votre projet professionnel peut s’exprimer. Un informaticien prendra soin d’expliquer dans la rubrique « Compétences informatiques » à quelles occasions il utilise tel logiciel ou tel langage de programmation. Un responsable « import-export » justifiera son niveau d’anglais en prenant appui sur des situations concrètes en entreprise (relations avec une filiale à l’étranger, négociations avec les transporteurs internationaux…). Vous devez prouver à quel point votre profil professionnel et votre projet professionnel sont cohérents l’un avec l’autre.

Revue de presse du 21 février

Quand changer de job ?
Le Figaro, 18 février 2008
Contrairement aux idées reçues, il peut être salutaire de penser à un changement de poste même si tout va bien avec son employeur actuel. Mais pour convaincre, encore faut-il justifier que ce changement s’inscrit dans la construction d’un véritable projet professionnel.
» Lire l’article

Informatique : la chasse reste ouverte
JobEtic, 13 février 2008
Comme pour les années précédentes, les ingénieurs nouvelles technologies et les consultants seront la ressource rare à trouver pour les recruteurs. Les entreprises se livrent entre elles à une concurrence féroce à coup de débauchage, d’opérations séduction et d’offres généreuses.
» Lire l’article

Le meilleur conseiller professionnel : le conjoint
Courrier Cadres, 14 février 2008
Selon un sondage réalisé par le cabinet de recrutement Robert Half, près de la moitié des cadres s’adressent en premier lieu à leur conjoint en cas de changement professionnel.
» Lire l’article

La lettre de motivation va-t-elle disparaître ?

Pendant très longtemps, CV et lettre de motivation étaient inséparables. Il était inconcevable d’envoyer l’un sans l’autre à un recruteur. Alors que le CV présente de manière factuelle le parcours et le profil d’un candidat, la lettre de motivation doit expliquer en quoi ce profil est en adéquation avec le poste proposé. C’est un discours vendeur qui complète la candidature : aux critères de sélection extraits du CV, le recruteurs peut relier des informations tirées de la lettre de motivation (esprit de synthèse, capacité d’analyse, présentation des idées, perception de soi, etc.). Lorsqu’elle est manuscrite, c’est l’occasion de rajouter au dossier des éléments de graphologie tirés de l’étude de l’écriture.

Mais l’évolution des technologies de la communication met en danger la lettre de motivation. Du fait de l’utilisation massive du courrier électronique, la lettre de motivation est de plus en plus remplacée par un courriel accompagnant le CV en pièce jointe. De plus, les lettres ont tendance à « passer à la trappe » dans les entreprises qui reçoivent plusieurs milliers de candidats : elles sont lues en diagonale par les responsables de recrutement et perdent leur importance dans le processus de sélection. Cette évolution est également accélérée par les sites emploi qui proposent aux internautes de déposer un CV sans forcément donner la possibilité d’y joindre la lettre de motivation. Cette dernière est donc sortie du cadre protocolaire qui la liait au CV dans les démarches de candidature.

Certains secteurs sont toujours attachés à la lettre de motivation : le monde industriel, le luxe… Dès qu’il existe un processus automatisé de gestion des candidatures, elle est pourtant menacée : entreprises multinationales, nouvelles technologies, etc. Si vous décidez d’envoyer une lettre de motivation alors qu’elle n’est pas demandée, soignez la présentation, le papier, les arguments. Personnalisez le courrier pour chaque entreprise, en évitant les généralités qui prouvent que vous n’avez pas travaillé chaque candidature individuellement. Si vous envoyez votre CV par mail, joignez-y toujours quelques mots d’introduction pour l’accompagner. Les envois massifs à plusieurs recruteurs en même temps sont, bien sûr, à bannir.

A la question « Ecrivez-vous encore des lettres de motivation ? », les internautes interrogés sur Lefigaro.fr ont répondu oui à 74% et non à 26 (sondage Le Figaro / Réussir, janvier 2008)

Réussir ses entretiens

Ca y est. Grâce à vos talents et votre CV (fait sur monCV.com), vous avez décroché un premier rendez-vous avec un recruteur.

A quoi sert un entretien ? Pour l’employeur, à faire son choix. Pour vous, à faire la différence face aux autres candidats.

Que va chercher l’employeur lors d’un entretien d’embauche ? Il va vouloir :

  • Compléter ses informations par des questions autour de vos expériences passées et de votre cursus;
  • Connaître votre personnalité en profondeur;
  • Evaluez vos capacités de réflexion, d’analyse et découvrir vos réactions face à des situations concrètes (cas pratiques)
  • Tester votre motivation;
  • Vous présenter l’entreprise et les missions qui vous seront confiées;

Pour vous, il s’agit de l’étape finale avant l’embauche. Vous devez donc faire la différence avec les autres candidats en démontrant au recruteur que vous êtes la personne qui apportera le plus de valeur ajoutée à l’entreprise.Pour ce faire, la préparation est votre meilleure arme. Découvrez tous nos conseils pour réussir.

La préparation psychologique

Règle n°1 : soyez détendu(e). Certes, cet entretien peut déterminer votre future carrière professionnelle, mais ne vous mettez pas de pression inutile sur les épaules. Cet exercice est aussi un bon moyen pour le recruteur de mesurer votre résistance au stress. Respirez à fond, et utilisez cette pression à bon escient pour la transformer en motivation.

Règle n°2 : soyez optimiste. C’est vrai, vous n’êtes pas tout(e) seul(e) à postuler pour ce poste. Mais arrêtez le défaitisme, et ne pensez surtout pas que tout est joué d’avance. Un entretien est avant tout un moyen pour le recruteur de découvrir votre personnalité. Si vous arrivez avec la tête baissée, comme un agneau à l’abattoir, vous ne donnerez pas une image de sérénité et de punch que votre interlocuteur cherche à trouver.

Règle n°3 : anticipez. Connaissez vos points faibles, et préparez une argumentation béton. Connaissez également vos points forts, et réfléchissez à la meilleure manière de les présenter. Soyez prêt(e) à faire face à des situations difficiles comme les démarrages classiques « Parlez-moi de vous », « Je vous écoute » et autre silence dérangeant…

La préparation de fond

Règle n°1 : renseignez-vous sur l’entreprise. Il est important que vous connaissiez ses produits, ses services, ses derniers résultats financiers et ses perspectives de croissance. Un petit tour sur le site corporate de l’entreprise devrait suffir.

Idéalement, essayez de contacter une personne de l’entreprise par l’intermédiaire de votre réseau (de diplômés, d’étudiants ou autres) afin de vous renseigner sur l’esprit de l’entreprise. Vous pourrez en plus citer le nom de cet interlocuteur lors de l’entretien, ce qui ne manquera pas de prouver au recruteur que vous êtes vraiment intéressé(e) par le poste.

Règle n°2 : connaissez votre secteur d’actvité. Il est fort probable que le recruteur privilégie quelqu’un qui connaît le secteur d’activité dans lequel évolue l’entreprise. Si vous souhaitez devenir chef de produit dans une entreprise de conception de jeux vidéo, mieux vaut préférer une solide connaissance des tendances et des problématiques du marché qu’une adresse sans faille au dernier jeu de plateforme. Même si dans ce cas, cela vous sera toujours utile.

Les ravages des CV truqués

Une récente étude réalisée par le cabinet Florian Mantione Institut révèle qu’au moins 20% des informations contenues dans un CV seraient fausses. Ces « coquilles volontaires » vont du hobby fictif au diplôme falsifié, en passant par l’exagération du chiffre d’affaires réalisé ou du nombre de mois de stage effectués. Poussés par le besoin de trouver un emploi, de nombreux candidats n’hésitent plus à embellir la réalité pour mieux séduire le recruteur.

Autre enseignement de l’étude : « depuis qu’Internet est devenu un outil de recherche d’emploi, 61% des candidats avouent que le web les incitent à tricher. La tromperie est mise sur le compte d’une erreur de saisie », explique Florian Mantione. Les internautes semblent être décomplexés devant un formulaire standardisé à remplir. Sans compter les nombreuses offres malhonnêtes qui proposent aux candidats d’acheter de faux diplômes pour plus de crédibilité.

Finalement que risque-t-on à se laisser aller de la sorte ? Bien sûr, s’il faut produire des pièces justificatives (diplôme, bulletin de salaire, certificat de travail) et que le candidat refuse, il est automatiquement exclu du process de recrutement. Mais il est très difficile pour un employeur de licencier un employé après avoir découvert la tromperie. Le vrai risque est plutôt celui de la mauvaise réputation qui collera à la peau : chacun doit se rendre compte qu’un CV truqué se retournera contre lui tôt ou tard. Viendra forcément le jour où l’on s’apercevra que les compétences ou la formation réelle ne correspondent pas à ce qui était vendu sur le papier.

Mais le problème existe aussi du côté des employeurs : combien sont-ils à maquiller la réalité de l’entreprise pour présenter LE poste parfait, l’équipe fantastique, les conditions de travail idéales ?…

Serons-nous embauchés par des robots ?

Dans un article du 3 janvier dernier, le New York Times décrit avec force détails la nouvelle méthode mise au point par Google pour sélectionner les candidats qui postulent chez eux. Il s’agit d’opposer le profil-type d’un employé Google avec celui d’un postulant. Un algorithme permet ensuite de déterminer l’écart entre les deux profils, et si finalement l’embauche est souhaitable. Google, qui reçoit chaque mois plus de 100 000 candidatures, a voulu mettre au point un moyen plus efficace de débusquer les talents parmi la grande diversité des parcours et des compétences disponibles.

Après un gros travail de collecte de données de chaque employé de l’entreprise – à coup de formulaires de 300 questions – l’équipe de Todd Carlisle, expert en psychologie organisationnelle, est parvenue à combiner ces résultats avec les autres formes de mesures de la performance en place chez Google. Au final, une seule note, appelée Grade-Point Average (G.P.A) qui résume la valeur du candidat pour la firme de Mountain View.

Au-delà de la nouveauté de l’approche, plusieurs questions me viennent à l’esprit :

  • Quelle est l’importance du résultat informatique par rapport à l’intuition et à la décision finale du DRH ? Qui me recrute finalement ? Le programme ou l’humain ?
  • N’est-ce pas une dérive du « data mining » que de penser que tout élément quantitatif peut être mis en relation avec un autre (quel lien entre le lycée d’origine et la possession d’un animal de compagnie…) ?
  • Google n’est-il pas en train de créer un microcosme dégénérescent ? Tous les biologistes vous diront que la diversité est la clé d’un développement réussi dans la Nature. Les apports extérieurs devraient favoriser le brassage des profils et des compétences, au lieu de standardiser la masse salariale.
  • D’un point de vue juridique, n’est-ce pas une atteinte à la vie privée que de poser tant de questions personnelles à un employé / un candidat ? Un recalé a-t-il le droit de demander la restitution des données, et de retenter sa chance ?…
  • Les G.P.A associés à chaque métier sont-ils vraiment pertinents, étant donné la difficulté de classifier des postes dans une entreprise mondiale et multi-culturelle ?
  • Comment « régler » le process ? Si les résultats de l’algorithme filtrent trop les candidatures, il faudra forcément pondérer autrement les caractéristiques constitutives du G.P.A, sous peine ne devoir faire face à une pénurie de « bons » candidats…

Comme le note très justement Yannick Fondeur, cette méthode aura au moins servi à prouver que les qualifications académiques ne sont pas forcément synonymes de performance dans une organisation. Les 600 doctorats employés chez Google ont du souci à se faire…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Les procédures de recrutement en France

Je viens de finir la lecture d’une étude intitulée « Les procédures de recrutement : canaux et modes de sélection ». Cette étude, publiée en novembre 2006, a été menée sous l’égide de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques). En voici les principales conclusions, après 12 mois de collecte d’informations et plus de 4000 entretiens avec des chefs d’entreprise ou d’établissement.

Les procédures de recrutement

  • Plus l’entreprise est grande, plus le processus de recrutement est standardisé
  • 60% des procédures de recrutement ont pour objectif le remplacement d’un salarié
  • 75% des procédures ont pour objet le recrutement d’un seul salarié

Les canaux de recrutement

  • Les entreprises activent en moyenne 3 canaux à chaque procédure de recrutement, parmi la presse, l’Internet, l’ANPE, les relations professionnelles, les candidatures spontanées, etc.
  • En moyenne, les 3 canaux les plus utilisés sont (dans l’ordre) : les candidatures spontanées, l’ANPE et les relations professionnelles. A noter que pour le recrutement des Cadres, passer une annonce sur Internet est la canal le plus utilisé (57%)

Traitement des candidatures spontanées (souvent considérées comme un vivier potentiel)

  • Par voie postale, pour 90% des entreprises
  • Par Internet via les rubriques « Carrière » des sites d’entreprises, pour 25% d’entre elles

Modes de sélection

Dans la plupart des cas, 2 modes de sélection sont conjointement utilisés, et ce sont le CV et l’entretien. A noter que le CV est demandé dans plus de 80% des recrutements.

Critères de sélection

  • Pour un CDD : motivation du candidat / disponibilité immédiate / disponibilité horaire / présentation, apparence
  • Pour un CDI : motivation du candidat / personnalité / présentation, apparence / contenu de l’expérience

Lorsqu’il y a négociation entre un candidat et une entreprise, elle porte sur la rémunération dans 70% des cas.

Le recrutement coûte cher : 2000 € pour un CDI contre 600 € pour un CDD. Ce sont principalement les coûts de publicité et de diffusion d’annonces qui rendent le processus si coûteux.

>> Télécharger l’étude (format PDF) sur le site du ministère de l’Emploi