Nous avons récemment été sollicités par notre partenaire JobTeaser.com pour donner quelques conseils de création de CV en vidéo. Voici les premiers résultats de cette collaboration :
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On a souvent tendance à penser que le projet professionnel s’exprime seulement dans la rubrique du même nom. C’est une erreur, car le recruteur qui découvre un CV cherche tout au long de sa lecture des indices et des informations pour valider ce projet, ce choix de carrière. Petite revue des éléments à ne pas négliger.
Dans le titre du CV
La rubrique de titre du CV est généralement située après l’état civil et avant la première rubrique du document. C’est justement son rôle que de permettre au candidat de présenter clairement une idée, un objectif, un projet professionnel. Le CV ne doit pas être un “jeu de piste” pour le recruteur : découvrir le projet professionnel dès le début facilitera ensuite sa lecture et la formation de son jugement. Utilisez un titre ou une formule-clé plutôt qu’une phrase : c’est moins long et c’est plus direct. “Expert-comptable spécialiste des normes IFRS” ou “Assistante de direction bilingue” : ce type d’accroche peut être accompagné d’un sous-titre pour indiquer une ou deux informations qui vous semblent incontournables dans votre CV (une compétence particulière, la connaissance d’un secteur d’activité, le type de contrat ou le régime de travail recherché…).
Dans la rubrique “Formation”
Si le projet professionnel peut prendre forme au cours d’une carrière, il naît souvent pendant la formation et permet l’orientation de l’étudiant vers les études adéquates. Vous devez essayer de faire ressortir de votre formation les éléments directement en rapport avec ce choix professionnel. Un apprenti en carrosserie mettra en valeur sa période d’alternance et ce qu’il y a appris du monde de la réparation automobile. Un étudiant en école de commerce mentionnera un cursus spécialisé ou une chaire d’enseignement en lien avec le poste qu’il recherche.
Profitez de la description d’une formation pour la présenter sous son “bon profil”, de façon à créer une cohérence avec le projet professionnel que vous revendiquez. Si vous avez opéré une ré-orientation, peut-être avez-vous repris des études ou profité de votre DIF (Droit Individuel à la Formation) et c’est ici que vous devez la présenter.
Dans la rubrique “Expériences professionnelles”
C’est bien sûr dans cette rubrique que votre projet professionnel doit particulièrement s’exprimer aux yeux du recruteur. Peaufinez la description de vos expériences pour montrer d’une part que votre parcours a conforté votre choix de carrière, d’autre part que ce projet professionnel se concrétise dans les compétences et les qualités que vous avez acquises en entreprise.
Si vous avez débuté avec un régime d’intérimaire, que vous avez ensuite décroché un CDD puis un CDI, c’est le signe que votre travail a été reconnu par votre employeur. Regroupez la description de vos missions de façon thématique pour faire ressortir des mots-clé associés à votre projet professionnel : gestion de la clientèle, audit des processus, optimisation du chiffre d’affaires, gestion de projet…
Si vous êtes jeune diplômé, mettez en avant vos stages et/ou apprentissage pour expliquer à partir de quoi vous avez construit ce projet professionnel naissant.
Dans la présentation de votre compétences
Si vous utilisez des rubriques spécifiques pour parler de vos compétences, c’est aussi à cet endroit que votre projet professionnel peut s’exprimer. Un informaticien prendra soin d’expliquer dans la rubrique “Compétences informatiques” à quelles occasions il utilise tel logiciel ou tel langage de programmation. Un responsable “import-export” justifiera son niveau d’anglais en prenant appui sur des situations concrètes en entreprise (relations avec une filiale à l’étranger, négociations avec les transporteurs internationaux…). Vous devez prouver à quel point votre profil professionnel et votre projet professionnel sont cohérents l’un avec l’autre.
On aurait tendance à penser qu’un bon CV doit pouvoir convenir à n’importe quelle candidature, du moment que le profil et le poste correspondent. Erreur ! Il y a plusieurs façons de présenter son CV pour l’adapter à une offre, un profil ou une entreprise. L’objectif est de faire ressortir du CV les éléments essentiels de l’offre à laquelle on répond.
Tirez parti de l’annonce
Lisez attentivement le texte de l’annonce pour laquelle vous postulez : vous y trouverez tous les points-clé que vous devez mettre en avant dans votre CV pour prouver au recruteur que vous avez bien le profil requis. Si l’on vous demande la connaissance d’un secteur particulier ou une compétence technique précise, demandez-vous où et comment les présenter dans le CV : dans la partie formation ? Dans les expériences professionnelles ? Faut-il ajouter une rubrique “Compétences” ? Ces informations n’auront peut-être pas besoin d’apparaître dans la version générique de votre CV, mais elles seront indispensables pour LA candidature que vous préparez.
Adaptez votre formation
La rubrique “Formation” d’un CV se résume trop souvent à une liste d’établissements ou de diplômes. Profitez-en pour illustrer votre cursus avec des informations en rapport avec l’annonce pour laquelle vous postulez. Parlez de votre mémoire sur le phénomène web 2.0, d’un cycle de conférences suivi sur le développement de la force de vente ou d’une spécialisation en droit des contrats. Il faut parfois faire le tri dans un CV pour rester synthétique : choisissez intelligemment les informations que vous présenterez au recruteur.
Présentez le bon côté de vos expériences professionnelles
Ce n’est pas évident de résumer plusieurs années de responsabilités en quelques lignes sur un CV. Là encore, privilégiez les informations susceptibles d’intéresser le recruteur. Si vous postulez pour un poste de management, n’oubliez pas de préciser pour chaque expérience le nombre de personnes que vous avez encadré. Si les missions que l’on pourrait vous confier ne demandent aucune maîtrise d’une langue étrangère, ne vous attardez pas sur cet aspect de votre parcours professionnel. L’objectif n’est pas de cacher certaines informations, mais de ne pas leur donner trop de place dans le CV si ce n’est pas un élément-clé de votre candidature.
Choisissez judicieusement vos centres d’intérêts
Cette rubrique a tendance à être sous-estimée dans un CV, mais peut avoir un intérêt stratégique pour certaines candidatures. Vous pouvez, par exemple, justifier un intérêt culturel ou une pratique particulière : quoi de plus normal pour travailler dans un musée que de s’intéresser à l’art ? Quoi de plus intéressant pour un équipementier sportif que de recruter un ancien sportif de haut niveau ? Les plus petits détails peuvent parfois peser lourd dans la décision finale. Rien ne doit être superflu ou négligé dans votre CV : il doit être entièrement dédié à votre candidature.
Le recruteur qui consulte un CV va d’abord chercher à reconstruire le parcours du candidat, depuis sa première formation jusqu’à sa dernière expérience professionnelle. Comment faire en sorte qu’un trou dans la chronologie ne saute pas aux yeux du lecteur et ne desserve pas la candidature ?
Ne cherchez pas à masquer un trou dans la chronologie
“L’absence a des torts que rien ne défend.” Si un recruteur constate un trou dans la chronologie d’un CV, son attention va irrémédiablement se porter dessus. Il va naturellement tenter de comprendre ce qui se cache derrière cette absence d’information. Et comme l’on n’a pas intérêt à dissimuler ce qui met en valeur une candidature, le recruteur risque de transformer cette attention en méfiance, voire en rejet.
Le premier conseil à retenir est donc de toujours prendre les devants en annonçant “l’incident de parcours”. D’autant plus que cette information finira fatalement par se savoir ; si vous avez avancé dans le processus de sélection, la découverte peut être encore plus dommageable pour vous.
Arrondissez les dates
L’objectif du CV n’est pas de présenter mois après mois votre activité scolaire ou professionnelle : c’est de donner une vision générale, de faire la synthèse d’un parcours. Si le trou est une période de chômage ou d’inactivité, celui-ci peut passer inaperçu dans la mesure où il a duré moins d’une année.
L’objectif n’est pas de masquer l’information, mais l’on peut considérer qu’un trou de cette taille n’est pas significatif pour le recruteur. Cela veut également dire que vous avez fait le nécessaire pour retrouver rapidement un emploi. Vous pourrez alors indiquer dans votre CV des intervalles de dates qui ne mentionnent que des années (exemple : 1995-1999 puis 2000-2006).
Qu’avez-vous fait pendant ce temps ?
Si vous avez passé deux ans à boire de la bière et à regarder la TV, il va être très compliqué de justifier cette interruption professionnelle… Mais en cherchant bien, vous devriez trouver une façon de transformer cette période d’inactivité en un moment bénéfique pour votre carrière : remise en question professionnelle, ré-orientation, découverte d’un nouveau métier, suivi d’une formation complémentaire, validation des acquis de l’expérience, année sabbatique d’entrepreneur, congé sans solde pour mener un projet personnel… Faites de ce trou de chronologie un nouveau point de départ de votre vie active.
Le cas des parents au foyer est particulier : il suffit d’indiquer simplement que vous avez choisi d’élever un ou plusieurs enfants. Essayez de montrer que vous êtes resté connecté avec l’actualité de votre métier, de votre secteur d’activité, et que cette pause dans votre carrière n’est pas insurmontable.
Dans tous les cas, indiquez ces informations directement dans la rubrique “Expériences professionnelles”, que vous pouvez d’ailleurs renommer en “Parcours professionnel”.
Fraîchement diplômé et lâché dans la jungle du travail, le jeune actif à la recherche d’un premier emploi dispose souvent d’un CV bien maigre. Il existe pourtant quelques astuces pour tirer profit de sa formation et rendre le Curriculum Vitae plus alléchant pour le recruteur.
Mettez en valeur le lieu de formation
Lorsqu’on présente une formation dans un CV, il y a principalement deux façons de le faire : indiquer d’abord le diplôme obtenu (et préciser ensuite le lieu de formation) ou faire l’inverse. Vous avez un arbitrage à faire en fonction de votre formation : si votre diplôme est générique, ce sera plutôt l’établissement dans lequel vous l’avez obtenu qui pourra faire la différence. Dans ce cas, mettez le nom de l’établissement en gras, puis précisez le diplôme ensuite (ex : Greta Grenoble - BTS Electricité). Si le lieu de formation est habituellement désigné par un acronyme, écrivez d’abord le nom entier puis précisez le sigle utilisé ensuite (ex : Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)). Les intitulés des écoles sont souvent très “impressionnants”, profitez-en !
Mettez en valeur le cursus de formation
Certaines formations nécessitent de suivre un cursus qui vous fait passer d’un établissement à un autre, d’un centre de formation à une alternance en entreprise. Afin de montrer la cohérence de votre parcours, n’hésitez pas à détailler ce cursus au lieu de vous contenter de la dernière partie de votre formation. Si vous entrez dans une école en ayant fait une classe préparatoire, celle-ci mérite d’apparaître dans votre CV. Lorsque vous aurez acquis plus d’expérience professionnelle, cette information sera peut-être superflue, mais pour l’instant ne soyez pas avare de détails.
Détaillez le déroulement de la formation
La rubrique “Formation” doit se distinguer de la rubrique “Expérience professionnelle”. Si vous avez réalisé des stages ou des apprentissages en entreprise, c’est cette seconde rubrique qui doit les accueillir et pas la première. Par contre, essayez de mettre en valeur les éléments de votre formation qui sont en rapport direct avec l’emploi pour lequel vous postulez. Si vous cherchez du travail dans la communication et que vous avez rédigé un mémoire sur “Les nouveaux médias 2.0″, c’est l’occasion de le dire ! Si vous avez suivi une Chaire d’enseignement ou un cursus thématique au sein de votre établissement (finance, gestion de la force de vente…), vous pouvez également le préciser en expliquant rapidement de quoi il s’agit.
N’oubliez pas enfin que chaque formation peut s’accompagner d’une description, à l’instar des expériences professionnelles. C’est souvent l’occasion de préciser et de justifier son parcours de formation, d’en dire un peu plus au recruteur sur ce que vous avez appris. L’objectif est de lui montrer que vous possédez un bagage théorique suffisant et pertinent, en rapport avec vote candidature.